‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 287 sur 350 · Chron, d* Alexandrie^ A. G · texte numérisé non relu

Chron, d* Alexandrie^ A. G

2. Zonare, Annales, xrv, 14. — Cedren, col. 779. -— Théophane, A. G. 598, 602, 603, 604, 610. — Glycas, Annales^ pars iv, col. 514. — Georg^ius Hamartolus, Chron, iv,226, col. 823.

3. Théophane, A. G. 51. — Malala, Chronogr,, lib. 18, col. 667 {Patrol. gr., t. 97). — Saint Jérôme, Adver8,Joannem Hierosolym,^ J ^4 {Patrol, lat,, t. 23, col. 383). — Cedren, HUtor.compend»^ col. 712.

4. Renaud, Relations poliliques et commerciales de l'ei)ipire Rotnain avec VAsie Orientale, § 3, p. 209.

Les Mages, ennemis implicables des chrétiens, attisaient encore par le fanatisme cette soif de pillage et montraient dans la ruine de Jérusalem le coup le plus fatal à la religion chrétienne et à l'empire Grec*, Chosroës le Grand, appelé par les Samaritains ^ , avait tenté de surpendre Jérusalem ', l'arrivée soudaine de Bélisaire l'avait prévenu*, et, jusqu'à l'avéneraent d'Héraclius, les succès avaient été trop partagés pour renouveler l'entreprise'*. Mais quand la tyrannie lâche et cruelle de Phocas®, les défaites multipliées de ses généraux^, la ruine des plus belles provinces ^, le soulèvement des Avares®, la pénurie du Trésor *® et le découragement profond " où l'absence de toutes ressources *^ plongea Héraclius, dès son avènement, eurent amené la ruine imminente de l'Empire, les rois de Perse reprirent, cette fois, à coup sûr, leurs projets sur Jérusalem. La route était ouverte. Crispe, retranché en Cappadoce avec quelques troupes*', était trop faible et trop timide pour se jeter à la rencontre des Perses, et le sort de Jérusalem était irrévocable.

Page 1