‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 298 sur 350 · Lettre du moine Antiochus à Vabbé Eustajhe, col · texte numérisé non relu

Lettre du moine Antiochus à Vabbé Eustajhe, col

moines et la majorité des évoques , à la tête desquels se place Etienne de Dor, refusent de le reconnaître et soutiennent les droits deModeslus: plus tard, l'évêque de Dor alla jusqu'à Rome dénoncer au pape Honorius les entreprises ambitieuses et l'hérésie de l'évêque de Joppé *.

Le retour du patriarche Zacharie apaisa ces démêlés : l'Empire venait d'éprouver un de ces brusques revirements qui furent toujours le caractère distinctif de son étrange fortune.

Après la ruine de Jérusalem , les Perses s'étaient avancés, d'un côté, jusqu'en Egypte*, et, de l'autre, jusqu'à Chalcédoine sur le détroit des Dardanelles '"^ ; ils couvraient, de leurs détachements, toutes les provinces intermédiaires * et se disposaient à terminer la lutte par la prise de Constantinople ^. De l'autre côté du détroit , les Avares , excités par la faiblesse des Grecs, étendaient sans cesse le cercle de leurs courses et venaient piller, sans obstacle, jusqu'aux faubourgs de cette grande ville ^ qui maintenant constituait à à elle seule presque tout l'empire d'Orient.

Héraclius implorait la paix, les conditions étaient implacables ^ : il avait tenté de fuir en Afrique , les vaisseaux qui emportaient ses derniers trésors avaient sombré dans la Méditerranée et il se trouvait comme désarmé au milieu de

1 Paroles de Tévéque Stéphane de Dor au concile de Latran (Labbe, l. n, Concile de Latran, act. !, col. 104.

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