‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 311 sur 350 · Ut Ire de Vabhé Maxime à Piert*e VlUustre · texte numérisé non relu

Ut Ire de Vabhé Maxime à Piert*e VlUustre

une distinction qui ramène l'hérésie d'Eutychès * et soumet aux hérétiques l'église d'Alexandrie*. L'évêque refuse, et, quelques jours après, signe, avec les chefs de la secte, l'acte de réunion*. — Sophronius part à l'instant pour Constantinople, révèle au patriarche Sergius le compromis hérétique d'Alexandrie et le conjure d'opposer son autorité à la faiblesse de l'évêque * : Sergius, partisan secret des mêmes doctrines, blâme Sophronius et l'accuse de cherchera troubler l'Église*. Le moine vaincu revient tristement à Jérusalem... Il se voit salué du titre de patriarche : Modestus venait de mourir, et la voix commune du peuple et des moines proclamait Sophronius, évoque de Jérusalem ®.

Le nouveau patriarche réunit aussitôt les évêques et les abbés de Palestine, dénonce à ce concile l'hérésie des Monothélites, la fait condamner^, et adresse à l'évêque de Constantinople une lettre synodale pour lui apprendre son élévation et la sentence des évêques ^. Dans cette lettre, véritable chefd'œuvre dogmatique, le grand théologien résout, d'une manière définitive, la question de la divinité de Jésus- Christ : il la prend à son origine dans la sainte Trinité, renverse, sous son argumentation victorieuse, les hérésies de Nestorius et d'Eutychès, et, arrivant comme de conquête en conquête, au

1. Lettre de Vabbé Maxime à Pierre l'Illustre. — Eutychius, col. 1095.

2. Théophane, A. C. 631. — Moehler, Histoire de VEglise, 1. 1, chap. ii, § 13, p. 493.

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