SAINT ATHANASE ET LA FÊTE DE LA DÉDICACE
Pendant que les libéralités de Constantin faisaient de Jérusalem la ville la plus renommée de tout l'Orient, l'hérésie d'Arius gagnait de plus en plus , et recommençait à diviser rÉglise.
Exaspérés de leur défaite à Nicée, les Ariens poursuivaient, de leurs dénonciations calomnieuses, les évèques Orthodoxes, les arrachaient de leur siège * et les remplaçant par leurs af&dés, se mettaient en mesure d'être les maîtres au prochain concile *. Constantin dominé par un prêtre Arien ^ que lui avait recommandé, à son lit de mort, sa sœurConstancie^, leur accordait une confiance absolue, et ratifiait leurs mesures avec la partialité la plus aveugle ^.
Tout désignait l'évêque de Jérusalem aux premières vengeances des Ariens : son hostilité constante à Arius, son rôle à Nicée , sa rivalité avec Eusèbe de Césarée , ses soins inju-
1. Sozomène, m, 4, 8. — Socrate, ii, 15. — Mœhler, Hist. de l'Eglise, 1. 1, ch. 2. § 3, pag. 406, 407.
2. Saint Athanase, De Synodis^ § 21. — De Fuga sua^ §§ 3, 7. — Ad Episcopoa jEgypti et Lyhiœ, §S!2, — Histor, Ainan. ad monachos, § 64.
3. Rufin, I, 11. — Théodoret, ii, 2. — Socrate , ii, 25. — Nicéphore;, viii, 41.