Lettre de saint Cyrille^ n« m
11 . Lettre de saint Cyrille, n» yiii.— Le R. P. Gams , dans ses annotations de V Histoire de l'Église, par Mœlher, pag. 128, regarde ce passage comme apo-
La vie Monastique, inaugurée en Palestine par saint Chariton et saint Hilarion, se développait rapidement ^ De nombreux imitateurs se disséminaient dans toute la Palestine. Epiphane, plus tard évêque de Salamine et célèbre par son histoire des hérésies, venait de fonder, à quelque distance du village de Bésanduc , près d'Eleuthérople, le monastère du vieil Âd ^ , il y réunit plus de soixante disciples et, quand le soin de ce gouvernement épuisait ses forces, il venait se réfugier dans le monastère de saint Hilarion et se ranimait à ses paroles *.
Vers le même temps , quatre frères , disciples aussi d'Hilarion , se pratiquaient une retraite dans les environs de Béthélie, bourg voisin de Gaza ^ et fameux par son temple païen ^; et le solitaire Âmmone, retiré plus loin encore, devenait célèbre par l'austérité de sa vie ^. — Le nombre des Anachorètes se multipliait de jour en jour, saint Hilarion les visitait tous, une fois chaque année; il partait presque seul, mais à mesure qu'il avançait, les solitaires se joignaient à lui, et vers la fin du voyage le cortège s'élevait à plusieurs milliers. ^ — Bethléem commentait déjà à réunir quelques solitaires près de sa fastueuse basilique ^ , et bien loin , vers l'Arabie , au milieu du grand désert ^, le mont Sinaï voyait
cryphe. — M. Tabbé G. Delacroix {ScÀnt Cyrille de Jérusalem , sa vie et ses œuvres) laisse la question indécise, pag. 177.