Théodoret, II
les droits de son Métropolitain ^ Acace ne put s'y opposer; rélection de Tanti-Pape Félix absorbait tous ses soins * ; seulement pour se venger, il fit Évêque d'Éleuthérople un prêtre nommé Euthyque, Catholique en secret, mais devenu, en haine de saint Cyrille, partisan déclaré de l'Arianisme^.
L'exil d'Eusèbe de Verceil à Scythopolis et de Lucifer de Cagliari à Eleuthérople augmenta encore cette hostilité. — Depuis la défaite deMagnence, Constance ne songeait qu'à perdre Athanase * ; il l'accusa auprès du Pape Libère et le fit condamner par les Conciles Ariens d'Arles et de Milan ^ Mais, à ce dernier Concile, Eusèbe de Verceil et Lucifer de Cagliari prirent si hautement la défense d'Athanase et des Dogmes Catholiques , que Constance irrité, les bannit ®. Eusèbe, exilé à Scythopolis', fut livré à Patrophile, le plus ancien et le plus implacable ennemi des Catholiques ^, mais il trouva d'abord un secours inattendu dans ce Juif converti, fait Comte par Constantin et qui s'était retiré à Scythopolis pour échapper à la haine des Juifs de Tibériade ^. Le comte Joseph reçut Eusèbe dans sa maison et le protégea contre
i . C'est là une des circonstances auxquelles font allusion Théodoret, n, S6. — Sozomène, iy,25.