Chastel,pag
9. Sur l'influence de l'éducation païenne, voir Jean Caasien, CoUatio 14, c. 23. — Oz^inam, La Civilisation au \' siècle, t. t, pag. 083, 234.
(i. Loisi, 5,6, C. Tft. (lï, 16).
7. Momiier, Hist. de Libanius, i" partie,c. ii,pag,9, 10; c. iv, pag. 42, 43; C-. VIT, pag. 90, 93. — Chastel, secl. m, pag 117 à Iffî. — De Broglie, 2> partie, I. i.cliup. 2, pag. 167 à 175.
mêmes aux mains des Dieux les flaipbeaux ' symbole de la vie nouvelle qu'ils espéraient rendre au paganisme.
La haine des païens était demeurée sourde et contenue jusqu'à Favénement de Julien , mais alors elle éclata avec fureur et n'eut bientôt plus de bornes. Julien cependant ne .voulait pas persécuter *, mais il s'y trouva fatalement conduit par sa politique, à double face, et les conséquences du principe qu'il adopta. Il voulait, disait-il, pour tous les cultes, liberté entière et absolue'. Mais la liberté chrétienne était formée des ruines du paganisme : la plupart des Églises étaient d'anciens temples païens ; les autres avaient été bâties du prix des biens communaux; leurs ornements arrachés aux idoles; leurs revenus enlevés aux prêtres et aux sanctuaires païens*.
Julien exige une restitution complète, révoque toutes les libéralités de Constantin ^ et ordonne la restauration du paganisme aux frais des Chrétiens®. Ceux-ci refusent, on veut les contraindre ; on fait quelques martyrs ^ ; Julien, peu à peu enivré, tolère les premières violences*: aussitôt les populations païennes se lèvent en masse contre les Chrétiens et se livrent, en Palestine et en Asie-Mineure, à une persécution
1 . De Broglie, 2« partie, 1. 1, chap. 3, pag. 279 à 283. — Chastel, pag. 125, 129, 130. — Théodorel, 11,1.
2. Saint Prosper dWquitaine , Chron.y pars i, col. 5S0 (Migne, Patrologie