‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 73 sur 350 · Chastel, 1« partie, l^e période, sect. m, pag · texte numérisé non relu

Chastel, 1« partie, l^e période, sect. m, pag

versité libre des villes de la Grèce et de l'Italie, célèbres par leur éloquence , habiles dans l'art d'émouvoir, au gré de leur parole, les esprits mobiles de la foule et de faire vibrer les passions ; ils opposèrent au Christianisme une résistance éclatante et désespérée *. La chaire du Rhéteur luttait contre celle de l'Évêque, et le Sophiste, appuyé sur une religion brillante ', sur les souvenirs magiques de la Théogonie païenne qui se confondaient, dans le lointain , avec l'histoire même des peuples d'origine Grecque', sur les accents de cette poésie* si religieuse et si croyante d'Homère et d'Eschyle et, si belle encore, quoique déjà sceptique, de Sophocle, de Pindare et d'Euripide , le Sophiste retenait, dans le lien des anciennes croyances , son auditoire charmé et disputait la jeunesse " et l'avenir au Christianisme déjà souverain. Même quand la parole ne suffisait plus, ils appelaient à leur secours les pratiques illégales^ de la Théurgie^ et quelques-uns, comme Maxime, animaient d'une vie surhumaine les idoles encore debout, et, parleurs formules magiques , allumaient d'eux-

1. Chastet, Impartie, 1 période, sect. m, pag. 96 à 102. — Petit, Estai sur la vieet la coiTespondance de Libanius (Paris, Durand, 1866), c. v, pag. 133 à 136.— De Broglie, L'Eglise et l'Empire romain au iv* siècle, 3° partie, t. 1 (Paris, 1866), c. Il, pag. 142, etc. — Beugnot, Libianus et tes Sophistes (Correspondant du 10 juillet 1641, 2* année, n» 7).

2. Monnier, Histoire de Libanius, If parlie, c. iv, pag. 32 à 44. — Chaste), pag. 96,99.

3. Ces souvenirs avaient sur le peuple une grande iniluence : riropératriee (Eudocie, à Antioche, rappelle aux habitants leur coounune origine Grecque Evagre, I, 30).

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