Socrate, IV, 36.-— Sozomène, vi
8. .Sozomène, vi, 38. — Théodorct , iv, 20. — Hulin , ii, G. — Socrate. IV, 36.
par une femme, il hiî ordonna de rester à l'écart, avec ste troupes, simple spectateur du combat *.
La bataille présagea les futurs succès des Arabes : les Romains furent mis en déroute , les Sarrasins se lancèrent à leur poursuite et le désastre eût été complet * si le Gouverneur de la Palestine, jetant ses troupes au-devant des Arabes, n'eût soutenu leur choc et protégé la retraite *. Celte victoire, que célébrèrent longtemps les chants nationaux des Sarrasins *, effraya Valens et lui fit demander la paix ; Mavie ne la voulut accorder que si Ton donnait pour Évêque à sa tribu un Solitaire voisin nommé Moïse et renommé pour ses miracles*. Mais Moïse refusa de se laisser sacrer par TÉvêque arien d'Alexandrie® : il fallut trouver un Évêque orthodoxe, tous étaient en fuite ou en exil , et il est fort probable que l'on dût avoir recours aux prisonniers de Diocésarée '.
Je ne sais si ce ne serait point à cette guerre malheureuse contre les Sarrasins qu'il faudrait attribuer la changement considérable qui s'opéra, à celte époque, dans le système administratif et militaire de la Palestine : jusqu'alors la Palestine n'avait formé qu'une seule Province * régie par uu Proconsul siégeant à Gésarée ^ : à la fin du règne de Valens,