‹ La panachure des feuilles et sa transmission par la greffeChapitre 4 sur 4 · ÉD. GRIFFON · texte numérisé non relu

ÉD. GRIFFON

PANACHURE DES FEUILLES.

Ptelea, Ligustrum, etc.). On peut donc parfaitement, selon les vues de Lindemuth et de Baur, appeler cette coloration « panachure infectieuse ».

Les résultats positifs que j'ai obtenus au cours des trois années précédentes sont, sauf certains détails, conformes tà ceux de la plupart de mes nombreux devanciers. 11 s’ensuit donc que ce n’est pas systématiquement ou par un concours de mauvaises chances annuellement répétées que, dans la greffe des plantes ordinaires ‘, je n’obtiens pas d’influence spécifique du sujet sur le greffon, d’hybridation asexuelle. Plus que jamais, il faut répéter que la vieille question de la variation dans le greffage doit s’étudier après avoir fait les distinctions nécessaires 2 .

C’est faute de suivre, volontairement ou non, cette recommandation capitale que certains auteurs en sont arrivés à soutenir des théories que, ni la science ni surtout la pratique courante de la culture ne sauraient accepter.

Ce serait une Bactérie invisible selon les uns, un principe destructeur de la chlorophylle, selon les autres qui, élaboré par une plante cheminerait dans le liber ou l’écorce, et irait exercer ses effets du greffon panaché dans le sujet vert; mais il n’y a pas «lu tout mélange des plasmas spécifiques des plantes associées,

hybridation asexuelle.

Plusieurs auteurs, Hunger 3 , notamment Woods, Baur, etc., ont rapproché la panachure infectieuse de la maladie de la mosaïque du Tabac (Mosaikkrankheit). Dans les deux cas le jus de tissus malades broyé, inoculé à un tissu bien vert reste

sans effet alors que la coalescence par la greffe de ces tissus provoque la panachure ou la mosaïque. Enfin, selon Lindemuth et Baur, cette panachure infectieuse ne serait pas héréditaire par la graine.

1. Griffon (Ed.), Bull, de la Soc. botan. de France, 1907, p. 699; 1908, P- 347; 1909, p. 203 et 612; 1910, p. 517.

Griffon (Ed.), C.R. Acad. d. Sc., mars 1910.

’ • Hunger, Untersuchungen und Betrachtungen über die Mosaikkrankheit der Tabakspftanzen (Zeitsch. f. Pflanzkrankh., XV, 1905, p. 257-309).

il est donné lecture de la Note ci-dessous :

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