CONCLUSIONS
Ce que nous avons analysé peut être synthétisé en peu de mots :
Epouvantés par la perception soudaine d’un danger réel ou imaginaire, quelques individus groupés, diminués intellectuellement par l'anxiété préalable et psychiquement sidérés par la surprise, réagissent à l’aide de gestes impulsifs, dont l’ensemble constitue le réflexe de la fuite.
La contagion de cet état mental défaillant et l’imitation subconsciente de ces gestes, rend ces manifestations collectives.
Le soldat français de la guerre 1914-1918, individuellement conscient du devoir qu'il remplissait, maître de ses impulsions, sut toujours, quand il vit un troupeau de quelques affolés passer en désordre devant lui, résister à l'instinct de suivre et d'imiter. — L'on ne vit jamais de déroute sur le front de nos armées.
Vu et bon à imprimer :
Le Président de la Thèse, ARNOZAN.
Vu : Le Doyen, D' SIGALAS.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 3r juillet 1920.
Le Recleur de l'Académie,
THAMIN.