Ibid,, ep
4. Telle est aussi Topiiiion de M. Mignet, ouvrage cité, p. 667,
5. Reg. imp., ep. 29 et alias. — Lorsque le pape représentait aux princes que l'hérédité de l'empire ruinait leurs libertés, il se taisait sur une considération qui lui était personnelle : c'était que le droit
Innocent lïl d'une préférence où il voyait la possibilité de réaliser l'union, toujours désirée par les papes, du sacerdoce et de l'Empire. Son tort fut d'avoir voulu atteindre ce résultat au mépris du droit des princes et au détriment de la paix des peuples.
Une fois adopté par Innocent III, Otton se vit, de la part de ce pontife, l'objet d'une constante et inébranlable sollicitude. Comme ce pape lui-même le déclare, plus la cause d'Otton semblait aventurée, — car un moment vint où les amis de ce prince et ses proches mêmes l'abandonnèrent, — plus il s'attachait à cette cause avec ténacité, cherchant par tous les moyens à la faire triompher. Il portait le soin d'en assurer le succès jusqu'à excommunier les évêques qui, après avoir embrassé le parti d'Otton, se ralliaient à son rival. Aux princes séculiers, il écrivait : « Venez à Otton, et, en récompense, je vous servirai auprès de lui pour augmenter vos dignités et étendre vos richesses \ » Afin de détacher du parti de Philippe le duc de Bohême, il lui confirmait le titre de roi, que ce prince lui avait conféré, et que les papes, ses prédécesseurs, avaient toujours refusé \ A Philippe-Auguste, qui se plaignait avec hauteur que le Saint-Siège favorisât dans Otton un
d'approbation dévolu au Saint-Siège ne devenait dès lors qu'une stérile formalité ou s'annulait totalement.
\. Reg. imp., ep. 24, 33.