Md., ep
empereur à son tour, il arriverait que le droit d'hérédité se substituerait par l'usage au droit d'élection et que les princes verraient ainsi tomber leurs liberlés '. On avouera que sur ce point les princes étaient les véritables juges, et que les partisans de Philippe, forts de leur nombre, avaient raison de répondre au pape qu'en s'opposant à leur choix, c'était lui qui blessait leurs libertés ".
De la lecture des textes il ressort visiblement que, dans cette préférence pour Otton, Innocent III et, avec lui, les cardinaux qui protestèrent de leur accord avec le pape dans un acte public % eurent en vue les intérêts du Saint-Siège, et ne furent point guidés, comme on l'a dit, par la seule appréciation de la valeur de l'élection et du mérite des élus *. Au reste. Innocent III avouait lui-même implicitement la cause de ses sympathies, en disant qu'Otton était dune race qui avait toujours montré du dévouement au Saint-Siège, tandis que la maison de Souabe avait été rebelle à TEglise, parfois persécutrice, et que Philippe ne semblait que trop disposé à suivre l'exemple de ses aïeux ^ Certes on ne saurait blâmer