‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 152 sur 227 · Pvayn., IV, j · texte numérisé non relu

Pvayn., IV, j

6. Tosti, t. I. ^'oir les Djcumcn/s à la fin du volume. A la même époque, Bonitace accordait à Philippe un autre genre de faveur; il lui concédait la nomination aux prébendes et aux canonicats qu^ viendraient à vaquer dans les églises cathédrales et collégiales du royaume. (Arch. nat., J. 68i. N^*- 33, 33 bis, ^3 ter.)

gallicans ont présentée à tort comme défavorable à Philippe'. Le pape consentit même en cette occasion, par condescendance pour un prince qu'il savait jaloux de son autorité, à n'intervenir entre les deux rois qu'à titre de simple particulier et sous le nom de Benoît Cajétan^

Comment expliquer ces concessions après le fier langage de la bulle Ineffabilis? Faut-il croire, comme on l'a dit, que le pape s'y décida par des raisons pécuniaires et en vue de porter Philippe à révoquer des prohibitions qui privaient la cour de Rome d'une partie de ses revenus? Il est hors de doute que Boniface avait alors besoin d'argent. Le pape reconnaît cette nécessité dans une lettre datée du même jour que la bulle Romana mater (7 février 1297), qui apporta les premières atténuations aux dispositions de la bulle Clericis laicos; et, en fait, ce prince, revenant sur ses édits, autorisa l'envoi en Italie des sommes destinées au pape et séquestrées par suite de sa défense ^ ; il permit même qu'on prélevât sur le clergé de son royaume une dime particulière, en vue d'aider Boniface dans la

\. Kervyn, p. 41.

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