‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 169 sur 227 · Dupuy, p · texte numérisé non relu

Dupuy, p

tait des idées conciliantes V Cette lettre fut modérée sans doute, mais dans la forme seulement ; en réalité, elle était dérisoire. Ainsi, pour ne parler que d'un des articles, le roi, mis en demeure de s'excuser sur le fait d'avoir brûlé la bulle Ausculta fili, répondait par le récit d'un incident qui s'était passé à Laon entre l'évèque et les écbevins, et dans lequel une bulle avait été brûlée. Il répondait de la même manière sur tous les autres points. Le pape prétendit ajuste titre que ces réponses, vagues, obscures, sans rapport avec les questions et dépourvues de sincérité, ne pouvaient le satisfaire, et, adressant au légat ses plaintes sur ce sujet en des lettres datées du 13 avril 1303, il lui enjoignit, au cas où le roi persisterait à ne point s'amender, de lancer contre lui Texcommunication^

Ce qui prouve que Philippe avait déjà les intentions de rupture que nous lui attribuons, c'est qu'avant de connaître l'impression que ses prétendues réponses avaient pu faire sur l'esprit du pontife, il convoquait au Louvre, le 12 mars 1303, une assemblée de barons, de prélats et de légistes, dans laquelle Nogaret , reproduisant les attaques jadis portées par les Colonne, déclarait Boniface pape illégitime, requérait la convocation d'un concile général, oii, après avoir procédé à sa condamnation,

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