‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 170 sur 227 · Dupuy, p · texte numérisé non relu

Dupuy, p

les cardinaux aviseraient au choix d'un autre pape, et demandait que jusque-là Boniface fiit privé du pontilicat et incarcéré '. H y a plus; un document tiré du recueil de Dupuy^ et mis en lumière par M. Renan dans l'étude où il a fait revivre en traits si saisissants la figure de Nogaret^ atteste que, cinq jours avant l'assemblée du Louvre, le 7 mars 1303, le roi chargeait celui-ci de se rendre ad certas partes pro quibusdam negotiis. M. Renan conclut de ce document que, dès cette date, Nogaret reçut l'ordre de préparer l'enlèvement de Boniface. Peut-être Tordre ne fut-il pas aussi précis; peut-être Nogaret dut-il uniquement se rendre en Italie et, tout en s'assurant d'auxiliaires pour un coup de main, y attendre les événements.

Telle était la situation, quand arrivèrent en France les lettres d'excommunication datées du 13 avril. Philippe fit saisir les lettres et jeter le messager en prison \ De son côté, le pape, qui devait avoir eu connaissance de l'assemblée du 12 mars et se voyait exposé en France au même genre d'attaques qu'il avait subies en Italie, usa d'une politique analogue à celle qu'il avait pratiquée six ans

1. Dupiiy, p. 56-59. M. Boutaric, p. 108-110, a, par inadvertance, fait parler ici Guillaume de Plasian, et confondu l'assemljlée du 12 mars avec celle du 13 juin dont il sera parlé ci-après.

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