Ibid., J. 490, n
l). Ihid., J. 490, no 706 lis.
ser que les agents du roi accueillaient assez mai toutes ces allégations. Dans le Languedoc, les frères Mineurs de la sénéchaussée de Beaucaire ayant déclaré qu'ils ne pouvaient prendre aucune détermination en l'absence de leur supérieur : « Fort bien, dirent les commissaires au nombre desquels se trouvait Guillaume de Plasian ; nous saurons l'avis de votre supérieur. Si sa réponse est bonne^ nous tenons la vôtre pour telle; si elle est mauvaise, nous tiendrons la vôtre pour mauvaise, et nous en informerons le roi'. » Les frères Prêcheurs de Montpellier avaient allégué de même qu'ils ne pouvaient donner leur adhésion sans la volonté expresse du prieur général de l'ordre, lequel avait été, croyaientils, mandé à Paris par le roi. Les commissaires usèrentcette fois d'un autre procédé. Jls renvoyèrent les religieux, puis les firent revenir un à un en leur présence, et les interrogèrent individuellement. La réponse ainsi obtenue fut la même. Alors, rassemblant tous les frères, les commissaires leur dirent : « Sous trois jours, vous sortirez du royaume, et vous cessez dès ce moment d'être sous la protection du roi^ »
Pour compléter par quelques traits ce rapide exposé, ajoutons qu'il y avait tels ecclésiastiques qui, après avoir refusé leur consentement, se sentaient