Arch. nat., iOid., n
licœ veritate\ Certains donnent leur adhésion, à la seule condition que le roi ne s'en prévaudra point pour acquérir sur eux un droit nouveau". Les refus étaient d'autant plus difficiles, que le roi exigeait des ecclésiasti(jues un consentement nominatif et formulé par écrit dans une lettre ouverte et scellée, qui devait ensuite lui èlre retournée. C'est du moins ce qui se produisit pour les ecclésiastiques des diocèses d'Angers et du Mans', et il y a lieu de supposer que la mesure fut générale.
Parfois cependant le clergé tentait un semblant de résistance, usant pour cela des plus misérables prétextes. A Angers, les commissaires royaux entrent un jour dans un couvent; ils y trouvent les moines rassemblés et requièrent leur adhésion : alléguant que le prieur et le sous-prieur sont absents, les moines refusent de répondre '*. Peu après, les mêmes commissaires pénètrent dans une église; ils n'y rencontrent qu'un chanoine, qui refuse également de répondre, disant que le chapitre ne réside pas en lui seul '. Dans une autre église, ils trouvent tout à la fois les chanoines et le doyen: ceux-ci s'excusent, déclarant que, sans l'avis préalable de l'archevêque de Tours, ils ne peuvent rien décidera On doitpen-