‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 190 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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2. Notamment des lettres de Baudouin, comte de Flandre, du podestat de Milan, du comte de Dagsburg et de Metz, plus une lettre collective d'un certain nombre de barons et de prélats allemands. Ep. 6, 7, 8, 10.

3. « Necvivunt in mundo duo principes christiani qui adeo desiderabiliter vestr?e majestati studeant deservire, et quorum ministerio facilius possitis totius Cliristianse pacis adversarios expugnare. » Ep. 4. Cf. ep. 5.

4. « Nos, pro patrimonio Ecclesiae romanae conservando, pro ipso domino rege spondemus atque fidejubemus. » Ep. 9.

pher aisément de son rival, on le vit, pendant plus d'une année après son couronnement, s'abstenir de toute démarche auprès d'Innocent III. Il dut cependant avoir connaissance d'une lettre écrite au pape en sa faveur par le roi de France, Philippe-Auguste. Poussé par son inimitié personnelle contre la famille de Richard , ce monarque demandait au pontife de favoriser Philippe et de ne point consacrer de son assentiment les menées du roi d'Angleterre, qui, en semant l'argent de tous côtés, prétendait imposer son neveu à l'Allemagne ^ Cette lettre, très courte, assez peu respectueuse et qui, sur l'article important des dispositions de Philippe à l'égard du Saint-Siège, ne contenait que de vagues déclarations, n'était pas faite pour attirer le pape au candidat du roi de France.

Quels que fussent, à l'origine, ses véritables sentiments, Innocent III n'avait pas attendu cette démarche de Philippe-Auguste pour sortir de son silence. Par une circulaire envoyée depuis peu en Allemagne, il avait exhorté les électeurs à s'en remettre au Saint-Siège du soin d'apaiser leur différend ^ Cette mission d'arbitre qui, en laissant à la papauté un rôle prépondérant, eût terminé le débat par des voies conciliantes, plaisait à la prudence d'Innocent III. Mais il attendit vainement l'effet de ses exhortations ; les princes ne se montrèrent point désireux d'abdiquer leur liberté entre les mains du pontife.

Telle était la situation, lorsque Richard vint à mou-

1. « Cum rex Anglite per fas et nefas pecunia sua raediante nepotem suum ad imperialem apicem conetur intrudere... » Ep. 13.

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