G. Marini, ibid.., p. 10 et H
4. Voir dans Murât., Aniiq. ital., VI, p. 7G-i90,un inventaire dressé à cette date sur l'ordre de ce pape.
;i. Ce texte est emprunté à un registre de Benoît XII. Il y est dit
Au siècle suivant, les archives rassemblées à Avignon, — tant celles qui provenaient de l'ancien dépôt d'Assise que celles qui s'étaient formées successivement depuis Clément V, — reprirent la route de lltalie. Encore ce retour ne s'opéra-t-il pas en une fois. Lorsque le dernier pape d'Avignon, Benoît XIII, autrement dit Pierre de Luna, contraint en 1408 de quitter la France, se réfugia en Catalogne, il emporta avec lui une partie des archives pontificales. Déposées au château de Peniscola, celles-ci ne revinrent à Rome qu'en 1129, après la renonciation de l'antipape Clément YIII (Gilles de Mùnos) qui avait succédé à Benoît XIII. Trente tonneaux, remplis de registres des papes, furent alors dirigés sur Rome ^ A cette date, une certaine quantité de documents restait encore au palais d'Avignon ; car, par un acte du fîO juin \ii\, Eugène IV ordonnait d'inventorier tout ce qui pouvait s'y trouver encore de livres, de privilèges ou d'autres titres intéressant l'Église romaine-.
que le marchaad ou voiturier charge de ce transport reçut 40 florins « de expensis per ipsum factis \)to ^OT\.ixi\\Y?i quorum dam far de llorum plenorum regestris summoriun pontificum ac libris aliis, privilegiis et scripturis dominura nostrum papam et romanam Ecclesiam tangentibus, per ipsum receptorura in Assisio de sacrestia superiori Fratrum minorum. » G. Marini, ibid., p. 13.
L « Receptisque regestris plurimorum romanorum pontificum in eodem Castro repertis usque ad numerum XXX botarum ex illis irapletarum. » Bibl. nat. ms. lat. 4242, fol. 515; L. Delisle, Cabinet des manuscrits, t. I, p. 494. Deux registres d'Innocent IlL qui avaient été confondus avec des livres, ne furent point compris dans ce transport et restèrent aux mains du cardinal de Foix, envoyé en Espagne par Martin V pour obtenir de Clément VIII la renonciation au schisme. Bibl. de l'Éc. des Chartes, année 1873 : L. Delisle, Lettres inédites d'Innocent III.
2. G. Marini, mémoire cité p. 17. Il parait même que jusqu'au
On conçoit que, dans ces transports répétés, les archives du Saint-Siège ont dû être endommagées ou se perdre en partie. On conçoit aussi que la surveillance des papes, rendue difficile par ces déplacements successifs, a dû se porter principalement sur les lettres ou registres de leurs prédécesseurs immédiats, tandis que les documents plus anciens demeuraient exposés davantage aux chances de destruction. Outre les causes de dommage que nous venons de signaler, il faut tenir compte des dilapidations qui eurent lieu plus d'une fois à ces époques troublées. En 1320, les habitants d'Assise, pour subvenir aux frais de la guerre qu'ils soutenaient contre la population de Pérouse, pillèrent dans le couvent des Frères Mineurs les richesses pontificales qui se trouvaient jointes en ce dépôt aux archives venues de Rome *. Des violences de môme sorte avaient déjà été commises dans Carpentras, à la mort de Clément V K Enfin un certain nombre de documents disparurent sans doute lors de Tincendie qui, en 1308, détruisit la basilique de Saint-Jean de Latran et s'étendit à toutes les constructions voisines ^\ Le palais de Latran avait
xvjii'' siècle il y eut des pièces envoyées d'Avignon à Rome. Le lecteur désireux de connaître le sort des archives pontificales, lors de leur translation à Paris sous Napoléon 1^'', pourra consulter une brochure de M. Gachard, intitulée : les Ardiives du Vatican, Bruxelles, 1874.