‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 22 sur 227 · Murât., Rer. ital., III, p · texte numérisé non relu

Murât., Rer. ital., III, p

2. « Sicut ejus (Damasij ad diversos epistoke missre indicant. » Ep. 86. Peut-être a-t-il consulté ces lettres dans l'historien Théodoret qu'il avait entre les mains (Ep. 86), et qui contient plusieurs lettres de ce pape. Cf. Jaffé, Regesta, n"* 56, o7, 59.

3. Ep. 73. Cette lettre de Jules 1^^ est en effet rapportée par Athanase {ApoL contra Arianos, c. xxi, opp. I, m. Cf. Jaffé, Reg.). Ajoutons que le passage dont il s'agit ne se trouve pas dans le Pseudo-Isidore. Voy. Hinschius, Décret. Pseudo-Isidor., p. ccv, in- 8°, 1866, Berolini. Il résulte de la correspondance de Nicolas I^' qu'avec les lettres des papes que nous venons de citer et le Codex canonum, ce pontife possédait encore, dans ses archives ou sa bibliothèque, l'Ancien et le Nouveau Testament, les Actes des Apôtres, les Epitres de Pierre, de Jacques et de Paul, l'Apocalypse de Jean, la collection de canons de Jean d'Antioche, un certain nombre de lettres adressées au Saint-Siège par les empereurs d'Occident ou d'Orient {V^, vii^^ et yiii*^ siècles), les œuvres de saint Ambroise, de saint Jean Chrysostome et de Grégoire le Grand, les Histoires ecclésiastiques de Rufln et de Théoçloret, et le Code de Justinien,

Que si, après avoir constaté le mouvement considérable dont la papauté est le centre au milieu du ix'' siècle, on examine attentivement la nature de ses rapports avec l'Eglise, on est surpris de l'ascendant qui déjà lui appartient. Tout indique qu'on approche de ce moment décisif où la constitution de l'Église va passer de la forme aristocratique à la forme monarchique, où le gouvernement de la papauté va remplacer celui de l'épiscopat. Ce n'est pas que les vieilles traditions, les règles primitives soient déjà méprisées ou tombées en désuétude. On retrouve encore cette hiérarchie que décrivait, en 631, Isidore de Séviile, et qu'après lui, en 789, rappelait l'abbé espagnol Beatus. Gomme à l'une et à l'autre époque, patriarches, primats, métropolitains, évêques représentent les degrés divers de l'épiscopat, et le pape ne semble être lui-même que le premier des patriarches*. Les « canons des apôtres »,

1, Nicol. I, E\^. 97.

les décrets des anciens conciles, les écrits des Pères, invoqués à tout moment par les contemporains, apparaissent comme la loi générale de l'Eglise \ On ne voit plus, il est vrai, se rassembler ces conciles œcuméniques qui étaient comme les assises de la catholicité. Mais les synodes provinciaux, où sont débattus les intérêts des églises locales, ne laissent pas de se réunir. Les principes qui président aux élections ecclésiastiques ne dilTèrent non plus do ceux qui étaient observés aux époques antérieures. L'évèque est nommé, dans chaque diocèse, par le libre choix du clergé et du peuple (clerus et plebs ecclcsiœ), sous la seule condition que l'élection n'offre rien de contraire aux canons ^ Loin d'intervenir dans ce choix, comme le fera plus tard Grégoire Yll par voie de conseil et quelquefois par voie d'autorité, Nicolas P'' entend qu'aucune influence extérieure, même celle d'un évèque, ne pèse sur les suffrages \

Les anciennes règles paraissent également observées pour tout ce qui tient à la sage administration du diocèse et à l'indépendance des fonctions épiscopales. Tandis que, dans les âges ultérieurs, on verra trop souvent, à la tête des églises, des prélats étrangers aux populations et incapables par conséquent d'en connaître les véritables besoins, le

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