‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 23 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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NICOLAS 1er. 25

principe, au temps de Nicolas P% est que l'évêque à élire sorte de l'église même qu'il doit administrer. En 866, l'abbé Egilon ayant été élu archevêque de l'église de Sens à laquelle il n'appartenait pas \ le pape ne lui octroya que par faveur le pallium qu'il était d'usage d'accorder aux métropolitains. « On ne doit, lui mandait-il à cette occasion, chercher un évèque dans une église étrangère qu'autant que, dans celle oii se produit une vacance, il ne se trouve pas de clerc propre aux fonctions de l'épiscopat; or, dans un diocèse aussi étendu que celui de Sens, on eût pu aisément rencontrer un ecclésiastique capable de cette dignité. Nous ne souffrirons pas qu'à l'avenir pareil abus se renouvelle \ » Ecrivant sur le même sujet à Charles le Chauve : « Il n'est ni convenable ni juste, disait-il, de s'attribuer le commandement d'une armée dans les rangs de laquelle on n'a point combattu \ » Au xi'' siècle, la papauté s'arrogera le droit de transférer les évêques d'un siège à un autre et de les déposer de sa seule autorité '\ A l'époque de Nicolas P"", on voit, conformément aux canons, l'évêque, une fois élu, rester en possession de son siège, à moins d'incapacité physique ou d'indignité reconnue. En ce qui regarde l'incapacité physique, l'évêque seul en est juge, et

1. Egilon était abbé du monastère de Flavigny, diocèse d'Autun.

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