Labb. Coiicil. VIII
3. Ivonis Decr. X, c. 19. u De Oleoberti. » Il convient de rapprocher de ce décret une lettre (Ep. 58) où Nicolas Ic"" défend exprès-
Quant au métropolitain, la papauté en confirme déjà l'élection, d une manière implicite, par le don du pallium. Gepallium, que^ dans les trois mois qui suivaient son élection, rarchevèque devait solliciter du pontife, était considéré comme le signe de sa dignité ^ En demandant cette marque de son office, le nouvel élu était obligé de souscrire un acte qui attestât son orthodoxie, et dans lequel il promettait d'obéir aux décrets apostoliques". En outre, à partir de Nicolas I", la règle paraît s'établir que le métropolitain ne puisse exercer aucune de ses attributions avant d'avoir reçu ce vêtement symbolique^ Il se trouve ainsi tenir sa dignité autant de la faveur du Saint-Siège que du fait de l'élection. Encore, à cette époque, n'est-il pas contraint d'aller à Rome solliciter le pallium. A la fin du xi^ siècle, on exigera qu'il se déplace pour cet objet, et à l'écrit témoignant de son orthodoxie on substituera un serment de fidélité qu'à la manière d'un vassal il prêtera entre les mains du pape \
sèment qu'on nomme aux sièges de Cologne et de Trêves avant d'en référer à Rome. Cette lettre se trouve également reproduite dans les collections canoniques de l'époque grégorienne. Voy. Ivonis Decr. V, c. 357 et Gratiani Decr. I, dist. 63, c. iv.
1. Nicolas I<^r se montre très attentif à lui conserver ce caractère. Malgré les instances réitérées de l'évéque de Dol, il refusa constamment de lui attribuer le pallium, alléguant qu'aucun acte authentique n'avait donné jusqu'ici à l'église de Dol le titre de métropole. Ep. 85, 91, 92.