‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 25 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

Ep

3. Ep. 2o. Une garantie analogue était donnée aux abbés. Voy. Ep. 44.

4. Ep. 46. Le pape poussa même le scrupule jusqu'à réunir suc-

On voit, par ce qui précède, combien l'épiscopat était encore fortement institué, et ce que, sous la seule condition de se conformer aux canons, le haut clergé avait d'indépendance. Mais déjà on aperçoit les brèches par où passera la papauté pour dominer les évoques et substituer sa volonté aux lois gênéraies de l'Eglise. Si elle s'abstient de diriger les élections, elle tend du moins à s'attribuer le droit de les ratifier. En 867, Nicolas I" signifiait à l'archevêque de Ravenne que, conformément au décret d'un synode tenu à Rome en 862, il ne devait consacrer aucun évèque dans sa province, avant que le choix du nouveau titulaire eût été notifié au siège apostolique et sanctionné par lui^ Rien que ce décret, promulgué dans une circonstance particulière, se rapportât uniquement à la province de Ravenne \ il n'en constituait pas moins un précédent dont pouvait parla suite se prévaloir la papauté; et, de fait, à l'époque où elle commença de s'immiscer dans la nomination des évoques, on voit ce décret iuséré dans un de ces recueils de canons qui précédèrent le livre de Gratien et concoururent, avec cet ouvrage, à modifier l'ancienne législation de l'Eglise ^

cessivement deux synodes, parce que ces deux évêques ne s'étaient pas trouvés ensemble à Rome lors du premier synode, et qu'il eût considéré comme contraire aux canons de condamner un absent.

Page 1