‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 28 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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3. « Legatos qui... errata corrigèrent, depravata quœque ad rectitudinis tramitem perducerent. d Ep. 11.

30 LA PAPAUTE AU iMOYEN AGE.

l'Eglise romaine, les colonnes du Saint-Siège \ » et Ton prévoit que, parlant plus tard au nom de la papauté devenue plus puissante, ces légats demanderont aux évêques, non plus leur concours, mais leur obéissance.

De quelque importance que puissent paraître les faits qui viennent d'être signalés, c'est par des actes plus éclatants et d'une portée plus générale que la papauté, au ix*" siècle, commençad'établir son entier ascendant sur l'Eglise. On sait comment, dans l'affaire de l'évêque Rothade, Nicolas I" soutint ce principe de l'appel au Saint-Siège qui devait être l'un des plus sûrs fondements du pouvoir pontifical. Ce Rothade était, depuis près de trente années, évêque de Soissons, quand, en 863, il fut déposé au synode de Sentis par l'archevêque de Reims Hincmar. Il avait appelé de cette sentence au Saint-Siège ; mais Hincmar, sans tenir compte de cet appel, avait enfermé le prélat dans un monastère. Nicolas I" enjoignit à Hincmar de réintégrer Rothade, sinon de se présenter à Rome où Rothade se rendrait de son côté, et suspendit jusque-là l'expédition de lettres de privilèges que cet archevêque avait sollicitées. « Vous nous demandez de confirmer les privilèges de votre église, lui écrivait-il, et néanmoins vous vous efforcez d'affaiblir ceux du Saint-Siège I De quelle solidité peuvent être les privilèges dont

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