Apostolicee sedis columnœ. » Ep
NICOLAS U-r. 3i
VOUS sollicitez la confirmalion, si les nôtres sont annulés'? » Aux évèques qui, de concert avec liincmar, avaient déposé Rothade, il ordonna également d'accompagner celui-ci à Rome ou d'envoyer des délégués (vicarii) ^ déclarant qu'il n'avait pas plus de faveur pour Rothade que pour tout autre chrétien, mais qu'il défendrait jusqu'à la mort [iisque ad mortem) les privilèges apostoliques. « Ces privilèges sont les armes tutélaires de l'Eglise universelle; l'événement qui atteint aujourd'hui Rothade, d'où savez-vous qu'il n'atteindra pas l'un d'entre vous; et si, comme lui, vous êtes frappés, vers qui chercherez-vous un refuge^?»
On a dit que, dans cette circonstance, Nicolas I" avait voulu grandir le siège apostolique au détriment des métropolitains. L'animation généreuse dont témoignent les lettres écrites par lui sur cette affaire proteste contre cette accusation. Voyant que ni Hincmar, ni les évoques n'exécutaient ses ordres et qu'ils empêchaient même Rothade de se rendre à Rome, il s'adresse à Charles le Chauve et le « conjure de toutes ses forces ^ » d'aider au départ de ce prélat. Il lui insinue que les princes eux-mêmes ont intérêt à soutenir les privilèges du Saint-Siège. (( Si vous souffrez que ces privilèges soient amoin-