‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 33 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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liidc cl ;i SCS culU'f»iies ces pni'ohîs m<3morablcs : « Rendez grâces à Dieu de sa miséricorde envers vous; mais oubliez les injustices dont vous avez souffert, et ne vous élevez pas contre ceux qui en ont été les auteurs. Montrez pour Ilincmar la révérence qui lui est due ; et, parce qu'il vous a frappés, ne cherchez point à lui attirer de disgrâce. Sachez qu'en travaillant à vous relever, nous n'avons désiré l'abaissement de personne, et que nous n'avons pas voulu sauvegarder les intérêts d'une partie pour diminuer les droits ou la dignité de l'autre \ » Ainsi fut institué ou plutôt affermi dans l'Eglise ce principe de l'appel, que Grégoire YII introduira phis lard dans ses célèbres Dictatus^ et dont l'application inconsidérée, en ruinant l'autorité de l'épiscopat, devait porter à un si haut degré celle de la papauté. Dans une lettre à l'empereur Michel, Nicolas I" dit un mot qui laisse prévoir à quelles conséquences abusives ce principe donnera lieu dans l'avenir : « Aux termes des canons, écrit-il, on peut appeler au Saint-Siège de toutes les parties de la terre, et il n'est permis à personne d'appeler de ses jugements -. » Mais ce ne sont pas là les seuls faits qui, à cette époque, préparent ou annoncent la toutepuissance des pontifes. A Rome se tiennent de fréquents conciles dans lesquels le pape semble déjà siéger comme le chef de la catholicité. On compte

1. Ep. 110. Pour toute cette affaire, voy. Ep. 96 et 107 à 110.

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