‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 40 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

Ep

3. « Universitas credentium ab hac Romanaecclesia... doctriuam exquirit, integritatem fidei deposcit, » Ep. 12.

4. u Privilégia huic saactîe ecclesiœ a Christo donata, a synodis non donata, sed solummodo celebrata. » Ep. 86.

correspondance, il insinue que, si la papauté laisse certains pouvoirs en dehors d'elle, c'est par condescendance. (( Fort du secours de Dieu, écrit-il à Charles le Chauve, le Saint-Siège règle et dispose toutes choses en ce monde, et ce qu'il peut faire de sa seule autorité, il lui arrive souvent de l'accomplir avec le consentement de nombreux ecclésiastiques \ » C'était presque dire que les pouvoirs exercés dans FEglise n'étaient qu'une émanation de celui de la papauté. Enfin, dans une lettre à l'archevêque de Bourges, il dit ces paroles remarquables : « Lisez les canons, parcourez les actes des conciles; vous y verrez que, de tout temps, le siège apostolique a eu droit de justice sur l'universalité du clergé, et que, par un effet de sa prérogative spéciale, il a le pouvoir de rendre des sentences, de promulguer des décrets et d'établir des lois dans toute FEglise du Christ. Et ne croyez pas que, sans souci de la vérité, nous alléguons ici ce qui nous convient; tout ce que nous vous disons dans cette lettre, vous le trouverez en vos archives -. »

Lesprincipes invoquéspar Nicolas 1" impliquaient, comme un fondement nécessaire, la primauté de l'Eglise de Rome. Aussi n'a-t-il cessé de la proclamer. A ses yeux, le Saint-Siège est la tète de toutes les églises [caput omnium ecclesiannn), mot qu'il répète à tout moment dans sa correspondance, la

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