‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 47 sur 227 · Greg. M., Ep. ad. Maurie. imperat. Labb.. ibid. V · texte numérisé non relu

Greg. M., Ep. ad. Maurie. imperat. Labb.. ibid. V

NICOLAS Icr. 53

vers toutes les nations pour la paix des églises et l'enseignement de la vérité, et qu'il avait le droit de juger tout le monde, sans qu'il pût lui-même être jugé par personne '. » Le mouvement qui portait l'Église vers la monarchie était tel que, si Rome ne se fût attribué la royauté, Constantinople s'en serait emparée. Dès la fin du vi" siècle, le patriarche de Constantinople revendiquait pour lui-même le titre d'évêque universel '. Ce titre, il le revendiquait encore auix^ siècle, sous Nicolas I"^ ; et ce fut, non, comme on Ta cru généralement, une question de doctrine, mais une question d'autorité^ question sur laquelle les Grecs ne voulurent pas céder, qui consomma le schisme entre Rome et Constantinople \

1. Vita Walee, 1. II, c. xvi. Yoy. Jaffé, Regesta, n» 1956. II est superflu de faire remarquer que les Fausses Décrétales, en proclamant le principe de la toute-puissance papale, étaient elles-mêmes un indice de l'opinion.

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