‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 65 sur 227 · Notamment dans Ep. I, 13; II, 49; III, 10 a · texte numérisé non relu

Notamment dans Ep. I, 13; II, 49; III, 10 a

d'un sentiment exprimé si souvent et parfois avec une émotion éloquente. « Vous le savez, bienheureux Pierre, s'écriait-il encore sept ans plus tard, vous m'avez assis sur votre trône, malgré moi, en dépit de ma douleur et de mes larmes; je n'ai point été vers vous; c'est vous qui m'avez appelé; c'est vous qui, malgré mes gémissements, avez placé sur moi le poids terrible de votre Eglise ' I »

Il est permis de conjecturer que les idées de réforme suggérées à Hildebrand par le spectacle de la société n'arrivèrent à se préciser tout à fait dans son esprit que vers l'époque de son pontificat. Toutefois il ne serait pas admissible que des desseins de cette nature n'eussent pas, avant cette date, occupé sa pensée et qu'il n'eût point employé à leur réalisation une partie de l'ascendant que nous avons signalé. De bonne heure, en elfet, il paraît s'être attaché à un double objet, qui s'offrait naturellement cl une intelligence pénétrée comme la sienne de la dignité du sacerdoce, et qu'a noté Giesebrecht dans un savant mémoire consacré au pontificat de Grégoire YIl". Nous voulons parler de l'amélioration des mœurs dii clergé et de l'indépendance de l'Eglise à l'égard des pouvoirs temporels. On a vu Hildebrand, sous Victor IL s'élever avec force contre les évèques simoniaques ; il s'éleva de même

\. Ep. vu, 14 a.

2. Giesebrecht : Die Gesetzgebung (1er lômischen KircJœ zur Zeit Gregors Vil [Annuaire Jiistorique de Munich, 1866).

contre les clercs concubiiuiires, et ce fut à son impulsion que cédèrent sans aucun doute Nicolas II et Alexandre II en suscitant, dans les églises d'Italie, la question périlleuse du célibat ecclésiastique. En ce qui regarde l'indépendance de FEglise, son action consista à soustraire peu à peu l'élection des papes à l'influence des empereurs. Ce second point, assez *mal connu, malgré son importance, et incomplètement traité par MM. Schirmor et Giesebrecht, mérite quelques éclaircissements.

Les premiers efforts d'Hildebrand au sujet de l'élection des papes datent de l'élévation même de Léon IX au siège apostolique. Ce pape, au dira de tous les chroniqueurs, aurait été nommé à Worms par l'initiative ou tout au moins par l'ascendant de l'empereur Henri III. De l'argumentation de M. Schirmer, qui a essayé de préciser les circonstances de cet événement, comme des textes comparés entre eux, il résulte que, pris de scrupules sur la validité de sa nomination, le nouveau pontife se rendit à Rome, où il sollicita l'assentiment du clergé et du peuple. Comme, d'une autre part^ il est constant que Léon IX emmena Hildebrand avec lui à Rome, on peut croire que celui-ci ne fut point étranger aux scrupules du pontife ni à la démarche qui en fut la conséquence. Plusieurs biographes* notent même

1. Cf. Wibeit. in vita Lcoiiis ; Bruuo Siguiens. m vita Léonin; Bonitho, Lih. ad amie, 1. V ; Léo Ostiens. 1. II, c. 81 ; Otto Frisingeus., 1. VI, c. 33; Pagi in Baroa., Ann, eçcl. XVII, p. 21; Voigt,

le fait expressément, ne différant que sur le degré d'influence qui, en cette conjoncture, marqua l'action d'Hildebrand. Le rôle de l'empereur, prépondérant dans la nomination de Léon IX, s'amoindrit visiblement dans celle de son successeur, Victor IL Suivant l'auteur du Liber ad amicum^ l'empereur, en cette occasion, aurait, à la persuasion d'Hildebrand, renoncé désormais à toute intervention dans l'élec-* tion des papes. Mais le mensonge est ici manifeste, et il suffit de le signaler, sans qu'il soit besoin de le démontrer par des preuves positives. Néanmoins il semble certain que, cette fois, ce fut Hildebrand, soit seul, soit de concert avec les évêques, mais en tout cas mandataire des Romains, qui désigna le nouveau pape au choix de l'empereur et obtint son consentement'. Victor étant mort prématurément à Arezzo, on élut aussitôt Etienne X à Rome. Hildebrand, retenu auprès du pontife mourant, ne paraît pas avoir pris part à l'élection de son successeur ; il alla seulement demander, au nom de celui-ci, l'as-

p. 11; Schirmer, p. 33-37. Il va sans dire que nous repoussons, avec M. Schirmer, la scène arrangée par les Grégoriens et d'après laquelle Léon IX se serait laissé persuader par Hildebrand de quitter ses insignes pontificaux pour aller, sous un appareil plus humble, demander le consentement des Romains.

\. Cette initiative, attestée par les textes en dépit de leurs différences, n'a pu être niée tout à fait par M. Schirmer, malgré son évidente propension à diminuer l'influence d'Hildebrand. Cf. Bonitho, Lib. ad am., l.-V; Léo Ost. 1. II, c. xc ; Anonym. Haserens. c. XXXVIII ; Baron., A?in. eccl. XVII, p. 108; Labb,, Concil. IX, p. 1077 ; p. 2i-2"

sentiment de l'empereur ou plutôt de rimpératrice, veuve do Henri III. M. Schirmer s^étonne qu'avec l'autorité dont jouissait Ilildebrand, on ne l'eût pas attendu pour procéder à l'élection d'l']tionne; mais il ne remarque pas que cette élection, faite à Rome sans la participation de l'Allemagne, était déjà pour la papauté un commencement d'indépendance et devait être, par cela même, conforme aux idées t d'Hildebrand.

A la mort d'Etienne X, auquel succéda Gérard, évêque de Florence, sous le nom de Nicolas II, un pas de pi us fut tenté par Hildebrand vers le but qu'il poursuivait. M. Schirmer se borne à établir que, lors du retour d'Hildebrand en Italie, Nicolas II se vit élu avec l'approbation de l'impératrice ; et il ajoute que ce pontife, conduit à Rome parle marquis Gottfried, vassal de TEinpire, y fut intronisé à la place de l'antipape Renoît qu'une faction militaire [cajntrmeï) avait élevé sur le Saint-Siège. Cette assertion est tout à la fois incomplète et inexacte. Il ressort des textes, — et Giesebrecht reconnaît de son côté, — que, rentré en Italie et informé de l'usurpation de Renoît, Hildebrand convoqua aussitôt les cardinaux et les principaux Romains [magnâtes) h Florence ou à Sienne, fit élire Nicolas II par l'assemblée et notifia ce cboix à l'impératrice ; après quoi, l'élection de Renoît ayant été cassée par le concile de Sutri, — auquel assistaient le chancelier impérial Guibert et le marquis Gottfricd, — le nou-

veau pape se rendit, escorté de celui-ci, dans la ville de saint Pierre'. Au lendemain de ces événements, était promulgué le fameux décret du 13 avril 1059, par lequel Nicolas JI^ fixant le droit public sur l'élection des papes, prescrivait qu'à l'avenir cette élection appartiendrait d'abord aux cardinaux et serait ensuite soumise à l'approbation du clergé et du peuple; il établissait en outre que le pontife serait choisi de préférence dans le sein de l'Eglise romaine'.

1. LeoOst,,!. III, c. XII. — Bouiiho, Lib.adamic.,\.\l. — Baron., A7in. ceci. XYII, p. 143, 148. — Labb., Concil. IX, 1090. — Voigt, p. 41, 42. — Giesebrecht, ouvrage cité, p. 108.

2. Voici le texte de ce décret, d'après la chronique d'Hugues de Flavigny, chronique que son auteur, mort dans les premiers temps du xiifî siècle, a portée, comme ou sait, jusqu'à l'année 1102. Nous soiilignons à dessein, dans ce texte, les endroits importants :

« Statuimus ut, obeunte hujus Romanse ecclesiae universalis pontifice, imprimis cardinales episcopi, diligentissima simul cousideratione tractantes, inox sibi clericos cardinales adhibeant, sicque reliquus clerus et populus ad consensum novœ electionis accédant; ut nimirum, ne Veualitatis morbus qualibet occasione subripiat, religiosi viri prfeduces sint in promovendi pontificis electione, reliqui auteni sequaces. (Ici ime citation du pape Léon 1er.) Eligant autem de ipsius ecclesise gremio, si reperitur idoneus; vel, si de ipsa non invenitur, ex alia assumatur, salvo debito honore et reverciitia dilcctissimi filii nostri Heiiirici, qui in prœseiitiaruni rex habetic7' et futiirus imperator^ Deo concedcnte, sperafur, sicutjam sibi, mediante ejus nuntio Longobardiœ cancellario Wiberio, concessimus , et succcssorum illius qui ab hac apostolica sede persoiinliter hoc jus impetraverint, Quod si pravorum atque iniquorum hominum ita perversitas invaluerit, ut pura, sincera atque gratuita electie fieri in Urbe non possit, cardinales episcopi, cum religiosis clericis catholicisque laicis,licetpaucis,juspotestatis obtineant eligere apostolicse sedis anlistitem, ubi congruentius judicaverint. Plané, etc.. »

Dans ce décret, il y a, comme on le voit, deux parties bien distinctes, l'une transitoire et se rattachant aux circonstances critiques où il fut rendu, l'autre indépendante de ces circonstances et tixant pour

GREGOIRE VII. 9o

C'éUiit porter un coup décisif à l'influence allemande. A la vérité, un article de ce décret semblait réserver le droit d'intervention de l'empereur et contredire ainsi aux efforts dirigés jusque-là par Hildebrand. Mais, dans cet article, — rédigé en termes vagues, obscurs, et qui, présenté comme une faveur personnelle accordée à Henri lY, ne devait

l'avenir un mode d'élection qui prévalut en effet et qui, à peu de chose près, est encore aujourd'hui en vigueur. La première partie, de laquelle seule nous avons à nous occuper ici, se comprend aisément. La papauté était encore trop peu solide pour proclamer ouvertement son indépendance à l'égard des empereurs, alors surtout qu'elle venait d'être protégée par l'Allemagne contre la faction de Benoit. D'un autre côté, la cour d'Allemagne n'entendait pas renoncer à son droit d'intervention dans l'élection des pontifes ; mais, affaiblie par la minorité de Henri IV et obligée de ménagerie pape en vue du futur couronnement de ce prince, elle devait ne pas se montrer trop rigoureuse sur l'expression de ce droit. De là entre le Saint-Siège et l'Empire une transaction, laquelle se révèle dans les termes mêmes du passage qui concerne Henri IV imediunte Wiberto). Pour ce qui -est de la date et du lieu où se décida cette transaction, on pourrait admettre que ce fut en janvier 1059, au concile de Sutri, auquel assistaient, avec le chancelier Guibert et le marquis Gottfried, les évéques Toscans et Lombards. Que si l'on analyse le passage dont il s'agit, on trouve : 1° Que le privilège de Henri IV est présenté par l'hal)ile rédacteur du décret comme une concession particulière du pape, et non comme un droit incontestable et préexistant ; 2" que ce droit n'est point spécifié et que conséquemment il demeure incertain s'il s'agit, à l'égard de l'empereur, d'un consentement à obtenir ou d'une notification à faire ; 3° que la concession faite à Henri IV lui est personnelle et que ses successeurs ne pourront jouir d'un semblable privilège qu'à la condition de le recevoir à nouveau du Saint-Siège. Considéré de ce point de vue, le décret de 1059 nous paraît offrir un fidèle reflet des circonstances où il fut promulgué; et, bien que, par l'incertitude ou l'obscurité des termes, il laissât la voie ouverte à toutes les prétentions de l'Allemagne, il était en somme très favorable a^i Saint-Siège.

A la vérité, il y a une autre version de ce décret que Pertz nous

avoir par cela même qu'un eiïet temporaire, — il faut voir, selon nous, une concession moins réelle qu'apparente faite par Nicolas II. Le pontife ou plutôt Hildebrand voulait se ménager, du côté de TAllemagne, une protection dont il s'était servi contre Benoît, et que de nouvelles circonstances pouvaient rendre nécessaire.

a fait connaître d'après un manuscrit du Vatican (Mon.germ., Leg. ii, app., p. 176, 177), et (jui offre avec celle-là des différences assez sensibles. Voici ce second texte :

« Statuimus ut, obeunte hujus Romanse ecclesise universalis pontifice, imprimis cardinales, diligentissima simul consideratione tractantes, — salco debito honore et reverenlifi (Ulcctissitni filii iiostvi Heiniici (le reste comme ci-dessus)... hoc jus impetraverint, — ad cousensum novae electionis accédant; ut nimirum, ne venalitatis morbus qualibet occasione subripiat, religiosi viri cnm reverentlssimo filio nostro reye Heinrico preduces sint in promovenda pontificis electione, reliqui autem sequaces. Eligant aiitem de ipsius ecclesiae gremio, si reperitur idoneus ; vel, si de ipsa non invenitur, ex alia assumatur. Quod si pravorum atque iniquorum (le reste comme ci-dessus)... electio fieri in Urbe non possit, licet tantum pauci sint, jus tamen potestatis obtineant eligere apostolicre sedis pontificem, ubi cum invictissinio reye congruentius judicaverint. Plané, etc.. »

Pertz croit cette seconde version préférable à la première. Tel n'est pas notre sentiment. Et d'abord, sous le rapport de la date, il n'y a pas de raison pour préférer l'un de ces deux documents à l'autre; car, de l'aveu de Pertz, le manuscrit dont il donne le texte date de la fin du xi^ ou du commencement du xii« siècle. Quant au texte en lui-même, il nous paraît trahir manifestement une origine allemande. Le nom de Henri IV revient en effet trois fois dans le corps du décret; le mode d'élection du pape, l'élection elle-même, le lieu d'élection, tout se doit décider de concert avec l'empereur. Bien que, dans le manuscrit du Vatican, comme dans la version d'Hugues de Flavigny, il s'agisse uniquement de Henri IV et que la question soit réservée pour ses successeurs, on ne saurait admettre qu'Hildebrand, qui fut sans aucun doute l'inspirateur de ce décret, eût ainsi abandonné ses propres idées et remis si complè-

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Comme il avait dirigé rélectiou de Nicolas II, Ilildebrand dirigea celle d'Alexandre II. Soit que, par un coup d'audace, il eut résolu d'agir au mépris de l'article du décret qui regardait Henri IV, soit qu'il se fondât sur l'obscurité des termes contenus dans cet article, il est certain que, cette fois, il s'abstint à l'égard de l'Allemagne de toute coiidescen-

tementla nomination du futur pape au choix de ce prince. Indépendamment de cette insistance caractéristique sur le rôle de Henri IV, diverses considérations contribuent à rendre ce document suspect. 11 est surprenant, par exemple, que, dans ce document, il ne soit pas fait mention, comme dans le texte d'Hugues de Flavigny, de l'assentiment du clergé et du peuple, assentiment qui ne cessa d'être en usage qu'après le pontiticat d'Alexandre III. D'un autre côté, on connaît l'ardent conflit soulevé, dans les dernières années de Grégoire YII, entre ce pape et Henri IV, conflit qui donna lieu au schisme de l'antipape Guibert et dont les suites se prolongèrent jusqu'à la mort de ce prince eu 1106. Or il résulte de l'affirmation d'un contemporain que, dans ces conjonctures, les partisans de Henri IV défigurèrent tellement le texte de ce décret par des changements ou par des additions {(juœdani mutaiido, quœdam addendo), qu'à peine en trouvait-on deux exemplaires qui fussent semblables (Deusdedit, contra invusores, in Baron., Ann. eccl. XVII, 158). Il y a plus ; on possède la preuve que le manuscrit dont il s'agit a dû être aux mains de l'un de ces partisans; car, en marge, on lit ces mots, dont l'écriture est de même date que celle de la pièce, et qui ne proviennent certainement pas d'un ami du Saint-Siège : « Ita tamen ut a nemine (pontifex) consecretur, nisi prius a rege investiatur ac laudetur. » Pertz insinue que, par cela même que ce manuscrit se trouve au Vatican, on le doit préférer au texte d'Hugues de Flavigny. Nous croyons tout le contraire, et c'est à Rome, théâtre principal de la lutte, qu'il faut, moins que partout ailleurs, chercher le véritable texte. De cette discussion doit-on conclure que la version d'Hugues de Flavigny offre l'exacte reproduction du texte original? Il y aurait témérité à l'affirmer. Certains mots, — à la vérité peu important^ — qu'on sait, par le témoignage des Grégoriens (Bonitho, Li/j. ad ar/i., p. 644), avoir fait partie de la clause d'anathème, et qui se trouvent dans la leçon du A'atican, ne se ren-

daiice'. Au dire de Giesebrecht, le privilège accordé par Nicolas à Henri lY fut considéré comme abrogé, par suite des dispositions hostiles que la cour d'Allemagne manifestait alors envers FEgiise romaine. Mais on peut croire que cette allégation, mise en avant par le parti grégorien, n'était autre chose qu'un prétexte. La seule concession qu'en cette occasion la prudence semble avoir conseillée à Hildebrand , fut de choisir dans Alexandre un homme attaché en apparence à Henri lY'. Néanmoins les partisans de ce prince s'émurent, prétendirent qu'une élection faite sans sa participation était nulle, et, à l'instigation du chancelier impérial Guibert, choisirent pour pape Cadaloiis, évèquc de Parme. De quelques raisons que, de part et d'autre, on ait fait usage dans ce différend, Hildebrand triompha en fait, puisque,

contrent pas dans celle d'Hng-ues de Flavigny. On peut donc penser qu'il y a eu ici altération; mais peut-être aussi y a-t-il eu simplement omission. Quoi qu'il en soit, cette dernière leçon, par son sens général, nous paraît, beaucoup plus que l'autre, répondre aux circonstances. Ajoutons que les débats répétés auxquels donna lieu ce décret, et dont tous les documents contemporains portent l'empreinte, impliquent, dans la rédaction, sinon une obscurité, du moins une incertitude que ne présente pas le texte du Vatican, et qui caractérise, au contraire, celui d'Hugues de Flavigny. M.Scheffer-Boichorst a récemment publié, au sujet de ce décret, un travail (Strassburg, Karll Ti-ubner, 1879) oii il émet des conclusions analogues aux nôtres; voy. sur ce travail Revue historique, sept.-oct. 1880, p. 170 (article de M. Paul Yiollet).

1. La lettre attribuée à Pierre Damien (Baron., Ann. eccL XMI, p. 15.6), lettre produite à l'occasion de cette élection, en est la preuve manifeste. — Léo Ost., III. xx. — Cf. Voigt, p. 53.

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