‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 67 sur 227 · D. Bouquet, Rec. des hist. de Fr., t. XIV, p · texte numérisé non relu

D. Bouquet, Rec. des hist. de Fr., t. XIV, p

3. Voir, pour tous ces divers événements, le remarquable travail de M. Ch. Giraud dans la Bévue des Deux-Mo?ides. Voir aussi l'ouvrage de M. Zeller : VEynpire germanique et tÉglise. Paris, Didier, 1871).

100 LA l'APACTK AU MnVEN AGK

Le pontificat de Grégoire ne fut, à quelques égards, que la continuation de son diaconat. On y retrouve les mêmes luttes contre la simonie et l'incontinence des clercs; elles se montrent, à la vérité, plus vives, plus persévérantes et offrent un caractère plus général. D'une autre part, la querelle des investitures, qui agite tout ce pontificat *, peut être considérée comme se rattachant aux débats sur l'élection des papes, débats où Hildebrand avait joué un si grand rôle. L'une et l'autre querelle intéressaient également l'indépendance de l'Eglise, et la solution de la première impliquait nécessairement la solution de la seconde. Mais ce qui constitue l'œuvre propre de ce pontificat, c'est la prétention ouvertement déclarée et opiniâtrement soutenue de soumettre, comme a dit Guizot-;, le monde civil au clergé, le clergé

1, On sait que, dès le premier synode qu'il liiit à R,ome, en 1074, Grégoire défendit, sous peine d'anaihème, à tout prince séculier de conférer l'investiture d'un évéché ou dune abbaye, et à tout clerc de la recevoir, la déclarant dans ses effets nulle et non avenue.

Page 1