‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 75 sur 227 · Ep. II, o3 a; VIII · texte numérisé non relu

Ep. II, o3 a; VIII

communion avec saint Pierre et inspiré par lui. Jl lui parle, il Tadjure, il le prend à témoin des épreuves qu'il subit pour son service ^ C'est en son nom qu'il punit\ Il va jusqu'à croire que saint Pierre le dirigea dès sa jeunesse, et il déclare qu'en entrant dans les ordres il a obéi à l'impulsion de l'apôtre, non h la sienne \ Devenu pape, il s'identifie de telle sorte avec le saint dont il tient la place, qu'il ne doute pas de l'effet de sa parole quand il menace les ennemis de l'Eglise d'infortunes particulières, que, dès cette vie, ils auront à souffrir'' ; et, s'il est vrai que, dans un moment d'exaltation, il n'ait pas craint de prédire la mort de Henri IV^ c'est dans cette foi à l'assistance secrète et constante de l'apôtre qu'il convient de chercher la cause de cette apparente témérité . Au reste, il ne faudrait pas croire que cette idée d'une société obéissant au pouvoir d'un seul, dans la personne du pape, parût alors aussi excessive qu'elle peut nous le sembler aujourd'hui. Outre qu'elle se trouvait déjà, jusqu'à un certain point, dans les doctrines de l'Eglise, — ainsi que le démontrent plusieurs des lettres de Nicolas P', — les traditions encore vivantes de l'Empire romain tendaient

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