Ep. 62. Cf. Baron. Aîî7î. eccL XIV
Indépendamment de ce mouvement de personnes, qui se produisait entre Rome et les différentes parties de la chrétienté, s'échangeait une active correspondance. Par les seuls noms des princes auxquels Nicolas I" adressa plusieurs des lettres qui nous ont été conservées, on voit combien déjà s'étendait au loin Faction de la papauté. A diverses reprises, il écrivit à Charles le Chauve, à Louis le Germanique, à Lothaire, au roi des Bretons, au roi de Danemark, au roi des Bulgares, enfin à Michel, empereur de Constantinople. De même il écrivit fréquemment aux évêques de France, d'Allemagne, d'Italie et de Grèce. Les lettres qu'il recevait n'étaient pas moins nombreuses. Parmi les souverains de l'Occident, Charles le Chauve paraît être celui qui écrivit le plus souvent au pape *. Nicolas I" reçut aussi plusieurs lettres d'Ermentrude, femme de Charles le Chauve ^ et de ïheutberge, l'épouse répudiée de Lothaire, qui, dans des pages pleines de désespoir et de larmes, implorait son appuie Inutile de dire que de lapart des évêques provenaient le plus grand nombre des communications adressées au Saint-Siège.
On peut se demander comment, de part et d'autre, ces lettres arrivaient à destination. Les unes étaient portées par les missi ou legati; les autres étaient confiées à des personnes de moindre importance,