Lacrymosis litteris. » Ep. 21. Cf. Ep
désignées sous le simple nom Ae portito)'es\ Quelle que fut leur condition, ces « portitores » devaient être des hommes recommandables à certains titres ; car Nicolas V% adressant une fois à Charles le Chauve et à Louis le Germanique une lettre dont il dut charger un messager igerulus) qui lui était inconnu, jugeaprudent de n'insérer, dans cette lettre, qu'une partie de ce qu'il se proposait de mander à ces deux princes ^ En général, la personne qui apportait une lettre remportait la réponse. Aux trois fois que l'empereur de Constantinople envoya des ambassadeurs à Nicolas I", ces ambassadeurs remirent des lettres au pape, lequel, de son côté, les chargea de porter sa réponse à leur maître. Dans l'une de ces circonstances, le pontife, qui était malade et eût désiré ajourner sa réponse, dut cependant la donner plus tôt qu'il ne l'eût souhaité, parce que l'hiver approchait et que l'envoyé de l'empereur, craignant pour lui et son escorte les périls de la traversée, avait hâte de repartira II était rare qu'un messager (portitor) ou même un légat se déplaçât pour une seule affaire. Au départ, comme au retour, on le chargeait de lettres ou de commissions di-
1. Ep. 27, 82 et possim. Parfois le pape se contente de dire : « hominem epistolam deferentem (Ep. 85) ■», ou « cum aliquem miseris ad apostolicam sedem (Ep.. 158) ».