‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 95 sur 227 · Ep. I · texte numérisé non relu

Ep. I

3. Ep. III, 37; X, 80; XI, 144. Pour les actes faux d'Innocent III, voir en outre les lettres suivantes : Ep. I, 235, 262, 382, 456, 531 ; II, 29; VI, 120; IX, 112: XV, 11, 232. Les faussaires opéraient leurs manœuvres jusque dans le palais du pape, et trouvaient moyen quelquefois d'intercaler une pièce apocryphe dans une liasse de lettres préparées pour recevoir la bulle (Ep. I, 349). Innocent III parle même d'anciens registres où des actes faux avaient été transcrits (Ep. VI, 75).

pecte '. Un mot employé à la place d un autre '\ une erreur dans la formule du salut', suffisait de même à établir ou à supposer la fausseté d'un acte. Indépendamment de ses propres lettres, Innocent III était appelé, dans certaines circonstances, à se prononcer sur rauthenticité d'actes émanés de ses prédécesseurs, de princes même ou d'évêques\ On procédait de la même manière; le sceau, l'écriture, le style étaient examinés scrupuleusement ^ D'après ces détails, on conçoit que les scribes de la chancellerie n'étaient pas tous de simples expéditionnaires, et que le pape devait avoir auprès de lui de vrais diplomatistes. Deux fonctionnaires, que nous n'avons pas eu encore occasion de mentionner, le corrector litterariun ®, chargé, comme son nom l'indique, de corriger les leçons fautives introduites

Page 1