‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 94 sur 227 · Ep. IX · texte numérisé non relu

Ep. IX

4. La communication avait lieu « coram clerico càmerarii considente et totum observante. >> L. Delisle, ibid.^ p. 15, note 1.

o. Ep. I, 549.

c'était à contrôler le texte des lettres pontificales qu'on soupçonnait d'être apocryphes ^ Les falsifications de ce genre, déjà fréquentes sous Grégoire VII et Nicolas P% ne Tétaient pas moins au temps d'Innocent III. A plusieurs reprises, ce pape écrit aux évèques de se tenir en garde contre la fraude, et d'examiner avec soin les lettres expédiées en son nom. Il leur indique, à cette occasion, en quoi consistent le plus ordinairement les manœuvres des faussaires -, et, au besoin, entre dans le détail de quelques-unes des formules adoptées par sa chancellerie \ Par cela même que les lettres expédiées n'étaient pas toutes transcrites sur les registres, ceux-ci n'offraient pas toujours le moyen de reconnaître la fraude. Dans ce cas. qui se présenta plus d'une fois sous le pontificat d'Innocent III, la lettre incriminée était examinée en détail par les officiers de la chancellerie. La bulle, le fil de la bulle, son point d'attache, le parchemin, l'écriture, la rédaction, les formules, tout était soumis à une inspection minutieuse. Pour un simple trait d'écriture, une pièce devenait sus-

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