Ep. II, 37; VI
5. Si Ton rapproche les lettres oii sont consignés les résultats de ces examens de celles où Innocent III indique lui-même les usages de sa propre chancellerie, on se trouve posséder un ensemble d'indications des plus précieuses pour la diplomatique générale de Tél)oque; car la date des pièces ainsi produites sous les yeux du pape ne remonte guère en {\^Qk du xii^ siècle.
G. Ep. XV, 1G7.
liS LA PAPAUTE AU MOYEN A(tE.
par les scribes dans la rédaction des actes, et le scriiiiarius, préposé à la conservation des archives pontificales, devaient vraisemblablement assister le pape dans l'examen des documents. En ce qui regarde le scriniarius, le fait est hors de doute \
Il est inutile de dire qu'Innocent III n'était pas l'auteur de toutes les lettres expédiées en son nom. De son aveu, il était des lettres qui sortaient de sa chancellerie, sans qu'il en prît connaissance', et d'autres à la rédaction desquelles il ne semble pas avoir participé, mais qu'on lui lisait avant de les délivrer \ On possède, pour le pontificat de Boniface YIII et les temps qui suivirent, des régies précises qui permettent de distinguer les lettres rédigées par les papes de celles qui étaient l'œuvre des employés de la chancellerie \ Il ne paraît pas qu'aucune règle de ce genre ait été établie à Fépoque d'Innocent III, et Ton est réduit, pour discerner les lettres qui lui sont personnelles, à des conjectures fondées sur leur objet. Il est vrai que, pour un lecteur attentif, ces conjectures équivalent à une certitude. Ainsi on peut regarder comme indubitable qu'Innocent III n'intervenait pas dans la rédaction des lettres de privilèges, qui constituent une part no-
1. Ep. XVI. 61. T'ne autre fonction (hiscriniarius éid^iàe recevoir et d'écrire les serments de fidélité prêtés au Saint-Siège et à rp]glise romaine. Ep. xii, 5 et pa^sim.