CHAPITRE II
254. (p. 70). — Là-dessus, par ex. : Privilégia omn. Religiosor. ordinum Mendicantium... auctore P. Augustino a Virg. Mar. Antw.,
255- (p. 70). — Bsovius a. 1516, 1 (éd. 1630, p. 285) : ...utque ad manum Regulares unitos haberct, qui Pontificem authoritatem et majestatem seque ipsos etiam unanimiter adeersus episcopos tuerentur, edito super ea re diplomate , corpus quoddam seu congregationem liegularium omnium in urbe institua, quorum, superiores ad cœnobium Minervx, loties quoties necesse haberent, in gravaminibus etiam a summo <pontifice illatis vel inferendis, convenirent.
256. (p. 71). — Pallavicino, Storia del Conc. di Trento lib. 12, c. 13. 8 : ...un de' profita che arreca Vesenzione de' Regolari dagli Ordinarii
sia il mantener Vautorità délia Sede Ap veggendosi che ogni
Governo monarcale per conservarsi illcso ha bisogno d'haver in qualunque Provincia qualche nervo prevalenti di sudditi non sottoposti à chi è quiui Superioie immediato e perpeluo.
257. (p. 71). — Bossuet, Œuvres, XXI, 461 ; éd. de Liège, 1768 : « La cour de Rome regardant les évêques comme ses ennemis, n'a plus mis sa confiance et ses espérances que dans cette multitude d'exempts. »
258. (p. 71). — Cf. là-dessus Biblioth. de l'Ecole des Chartes : Emprunts de saint Louis en Palestine et en Afrique, 1858, IV, 118. (Il s'agit d'une société financière sous le nom de Roland Bonseigneur.) Le pape Urbain IV avait pris en amitié Roi. Bonseigneur et quelques-uns de ses associés ; à son exemple Clément IV avait mis tourte l'association sous sa protection particulière... La cour de Rome s'était d'ailleurs parfois servie de ces associations pour recueillir ses revenus dans les divers royaumes de la chrétienté ; aussi se montrait-elle disposée à les défendre contre toutes les persécutions, et même contre les anathèmes des évêques. — V. Muratori, Antiquit. It. I, 884, sur une compagnie siennoise en 1233 : elle avait été chargée par Grégoire IX d ,s recettes et des dépenses que pouvaient avoir à faire le papei et la cour de Rome, tant à l'étranger que dans les Etats romains. — En 1235, des usuriers, anaithématisés par l'évêque de Londres, se placèrent sous la protection de la cour de Rome, et l'évêque eut à réparer cette injure faite aux banquiers du pape. Mathieu Paris, Hist. maior., 1606, p. 404. — En France, le titre d'officier de l'Église protégeait contre les saisies, vis-à-vis des gens du roi, les biens de certains marchands italiens. Voyez les deux bulles de Nicolas IV (1291) au Trésor des Chartes... —Cf. Petr. Dubois, de recuperatione terrée sanctae, dans Bongars, Gesta, Dei per Francos, II, 325, où l'on voit quelles sommes énormes il fallait emprunter pour les distribuer au pape et aux cardinaux. On trouvait encore au xvr siècle à Rome ces procédés si légitimes, que Grégoire XIII les déclarait«fli/ commune bonum » dans une lettre à l'éditeur du Comment. Pii II en 1583 (p. 260) : Apud Germanos interea fréquenter conventus habiti sunt, ■procurante Dyethero electo Maguntino, qui extra ecclesiam factus, quoniam non satisfecit mercatoribus, a quibus mutuum pro clissolvenda annata jampridem acceperat, tanquam injuria fuisset affectus, ad futurum concilium appellavit. — V. avec quelle satisfaction le légat du pape en Angleterre, Ev. Franz von Terni, raconte qu'il a fait cause commune avec les rebelles contre Henri IV et utilisé la révolution pour récolter beaucoup d'argent (en 1459) : legati toto regno magnum est nomen habitum, in quo multum auri corrasisse (!) créditas est ; sed arma vicere : nullum ferrum tam aptum fodiendo auro, quam ensis, p. 163.
259. (p. 71). — Woker, Das Kirch. Finanzwesen der Paepste, p. 18 sqq. V. appendice B.
260. (p. 71). — Tractatus de concil. Basil, (in Pragmatica Sanctio, éd. Paris, 1666, p. 913) ; éd. Lugd. s. a., fol. LIX. — Il montre que, par rapport à la réforme le synode de Bàle remplit sa mission : reducendo ecclesix statum proh dolor collapsum ad priscorum patrum ordinationem saluberrimam : utpote decretum de annalis non solvendis, pro quarum solutione ex cliristianitatis provinciis omnibus
aurum detestabili adinvenlione ad ipsam curiam Rom. ducebatur, ecclesiasticx ^(.gnitates ab intollerabbles solutiones ita comprimebantur, quod aut perpétua feneratoribus remarièrent obligati, aut ex illoruai redditibus nil supererat, quod ad aliquem pium usum converti potuissei ; promovebantur plurimi quasi per quandam rogationem qui maiores et uberiores pecunix sacculos defercbant, scientia, disciplina et bonitate omnino contemptis.
261. (p. 72). — De schismatibus, éd. Schardius, p. 560 sq ; éd. 1608 s. 1., p. 35 : qux jura sunt notanda, quia maie considerata sunt per mullos assentatores, qui voluerunt placera pontificibus per multa rétro tempora et usque ad hodierna suaserunt eis, quod omnia possent, et sic quod facerent quicquid liberet, etiam illicita, et sic plus quam Deus. Ex hoc enim infiniti secuti sunt errores, quia papa occupavit omnia jura inferiorum ecclesiarum : ita quod inferiores prœlati sunt pro nihilo. Et nisi Deus succurrat statui ecclesix universalis, ecclesia periclilatur.
262. (p. 72). — Opéra, éd. Dupin, II, 174 : Quam quidem coactivam potestate/n multi summi pontifices per successiones temporum et contra Deum et justitiam sibi applicarunt, privando inferiores episropos potestatibus et auctoritatibus eis a Deo et ecclesia concessis ; qui, in primitiva ecclesia œqualis potestatis cum papa erant, quando non fuerunt papales reservationes, non casuurn episcopalium inhibitiones, non indulgentiarum venditiones, non cardinalium cornmendx, et distinctiones beneficiorum, prioratuum et monasteriorum. Tandem per tempora successive, crescente clericorum avaritta et papx simonia, cupiditate et ambitione potestas et auctoritas episcoporum et prxlatorum inferiorum, quasi videtur exhausta et totaliter dirula, ita ut jam in ecclesia non videantur esse nisi simulacra depicta et quasi frustra ; jam enim papa Rom. reservavit omnia bénéficia ecclesiastica, jam advocavit omnes causas ad curiam suam, jam roluit pœnitentiariam haberi ibidem, jam legitimationes clericorum, jam ordinationes sacras quorumcunque sine differentia vult fieri in curia ; et Mi qui in terra propria non possunt ordinari, in eadem ruria ordinantur de facili.
263. (p. 72). — Voir sa très intéressante lettre au roi Louis XI en 1464, dans Durand de Maillane, Libertés de l'Église gallicane, III, 661- 670... S'ensuit à cause des dites expectatives, réservations eit autres entreprises de Court de Rome, totale confusion et) destruction de l'ordre hiérarchique de s. Église. Parquoy est résolue toute obédience et /"évérence que selon les décrets des s. Pères les subgés doivent à leurs prelas ; parce qu'on voit que Co<urt de Rome les destitue aussi comme de toute leur autorité eh office, en usurpant icelles : et par conséquent l'œuvre de s. Église fort diminué et décoloré, corrections et disciplines énervées, les décrets des s. Pères et des s. conciles... sont sans différence rompus, abolis, conculqués et contemnés de la fausse et mauvaise racine d'embition, et convetise... (Les plus grands maux, etc.. en ont découlé) parce que celuy qui deust garder principalement et défendre les décrets des s. Pères, et lies faire à chacun
garder, et estre a tout le monde exemple de justice, équité «t raison... a voulu sous couleur de plénitude dei puissance à soy attraire et exercer toutes les opérations et offices des Prelas... en faisant loys et constitutions générales... contraires aux bonnes et salutaires constitutions et décrets des s. Pères et s. conciles...
264 (p. 72). — Gerson, opp. II, 23 : abieclis talibus jurisdictionibus pro magna parle, qux reddidcrunt ecclesiam lotam brutalem et nihil fere sapientem de his quse Dei sunt, erga salutem animarum...
265. (P- 72). — Epistolœ, ap. Bongars, II, 310 : Idcirco vestra summa solertia de statu gravissimo christianorum prsevidere dignetiïr, quia longe magis sunt in statu deteriori quam referarn et tam circa spiritualia bona, quam temporalia. Quoniam medietas christianorum et plus qui appellantur fidèles, sunt gravi excommunicatione ligati, in qua excommunione pro rnaiori parte, saltern quantum ad infamiam mundi includuntur etiam qui devotissimi sunt ecclesiee s. Dei, quod quidem magnum générât scandalum apud mundum.
266. (p. 72). — Mémoires de l'Acad. des Inscriptions, 1855. XVIII, 458 : « Qu'est-ce en effet que ces excommunications fréquentes, habituelles, quotidiennes, sinon un piège de Satan, par lequel ebaque jour où les officiaux tiennent séance, plus de dix mille âmes en France sont précipitées de la voie de salut et de vie dans les mains du démon? Si les prélats aimaient ardemment le salut des âmes, agiraient-ils ainsi au préjudice de Dieu... au préjudice du roi, à qui ils enlèvent sa juridiction et les avantages qu'elle rapporte ? »
267. (p. 72). — V. le mémoire épiscopal pour le concile de 1311, dans les Annales eccles. de Bzovius a. 1311, p. 163, éd. Colon.
268. (p. 73). -- Verci, Storia délia Marca Trivigiana. III. 87. — Ficker, a. 0., p. XXX, constate qu'à la suite de pareilles mesures un indifférentisme religieux vint à prédominer partout au temps de l'empereur Frédéric II : on s'accommoda avec la nécessité de vivre en dehors de la vie ecclésiastique normale : on s'y habitua. Quelques villes demeurèrent si longtemps sous l'interdit qu'il arriva à une génération tourt entière de vivre dans ces circonstances exceptionnelles, à Pise, par exemple, où pendant trente ans ne fut célébré aucun service divin. La conséquence naturelle fut de développer une indifférence croissante, non seulement à l'endroit des châtiments ecelésias=tiques, mais surtout à l'égard de la vie religieuse elle-même. La tolérance évidente dont faisaient preuve envers les hérétiques les magistrats civils, même dans les localités où ceux-ci ne pouvaient être soupçonnés d'adhérer à leurs doctrines, l'aversion manifeste à sévir contre eux. témoigne que l'indifférentisme religieux était largement répandu dans les classes gouvernantes des populations urbaines.
269. (p. 73). — Opère di S. Caterina di Sienna, II. 160 (dans la vit» IV Gregorii, XI, Baluze) : Ultimo Martii 1376 condemnaverat Flo-
rentinos et Franciscum, de Vico prsejectum Vrbis ac Baptistam ejus fratrem propter rebellionem terrarum, quam sibi fecerunt, usque ad septimam generationem.
270. (p. 74). — Ioh. Sarisb. Polycr. VIII, 24, éd. Gilee, IV, 366.
271. (p. 74). — Vespasiani, vita Xicol. V, dans Muratori SS. rer. It. XXV, 286 : comincio a dire, si fu di domandare, se nel mondo era il più misero e infelice uomo di lui, e che in fra Valtre infelicità, clïegli aveva, si era che dentro alVuscio délia caméra sua non v'entrava persona, che gli dicesse il vero di cosa.
272. (p. 74). — Polidori de vita Marcelli II, Roma, 1744, p. 131 sq.
« ... Non video, quomodo qui hune locum altissimum tenet, facile salvari possit. »
273. (p. 75). — Tractât, de réf. eccl. in Concilio Universali, c. 17. — Cf. plus haut, note 262 et opp. II, 166 sqq.