p. 104). — Vaissette, 1. c, III
352. (p. 104). — D'après Ficker, p. 37, ce serait en 1231 que cette charge aurait été dévolue aux Dominicains. Le Jésuite Salelles, De maiteriis tribunal. S. Inquisit. Romœ, 1651, I, 81, fait observer que jamais un évêque n'a institué un inquisiteur : le pape seul a ce pouvoir : qui (se. episcopi) tametsi or dinar ia juiisdictione prsditi, nusquam tamen leguntur hoc de creandis Inquisitoribus delegatis pro suis diœcesibus exercuisse. — Comp. là-dessus Ficker, p. 38, et sur la délégation de Conrad de Marburg et de Dorso par le pape, p. 36 à 43.
353. (p. 104). — Ainsi que le dit ei expressivement Innocent III : « non puri hominis sed veri Dei vicem gerens. »
354. (p. 104). — Directorium, lib.. 3, qu. 31-32 ; éd. 1607, p. 432 ; éd. 1595, p. 559 sq. Card. Albizzi, Riposta all'hisrtor. dell' Inquisizione, Roma, S. a. p. 101 sq. Ici, la législation pontificale était adoucie, car Boniface VIII avait ordonné que, si les magistrats se refusaient à accomplir le métier de bourreau, ils devaient être eux-mêmes traités comme hérétiques, s'ils demeuraient un an sans être relevés de l'excommunication : Excommunie ationis se noverit muer on e percussum, quam si per annum animo sustinuerit pertinaci, extunc relut hxreticus condemnetur, c'est-à-dire brûlé ; in Sexto V, 2, c. 18.
355. (p. 105). — V. ses nombreuses Extravagantes in Litterae ap. pro officio Inquisitionis, Appendice à Eymerich. Direcrtor, p. 4-19.
356. (p. 105). — Calderini (de hœret. Venet., 1571, f. 98) fils adoptif du célèbre Giovanni d'Andréa, qui écrivait en 1330, invoque une ordonnance de Benoît XI, d'après laquelle tous les biens confisqués devaient appartenir à la chambre du pape : quod bona haereticorum... sint corner x papse, insinuât P. Benedictus in consiitutione... Le Repertorium des Inquisiteurs, composé plus tard au commencement du xvr siècle (éd. Venet, 1588, p. 270) dit : « Inquisitores — dicunt. quod Romana ecclesia vult. quod dimidia dictorum bonorum assignetur suae camerse. Le renommé juriste Felino Sandei, qui en 1499 fut évê-
que de Lucques, dit dans son. Commentai-, in décrétâtes, de off. ord. in cap. irrefragabili : « per Extravagantes pontificias bona hœreticorum dividuntur inter Roman, ecclesiam, episcopum et inquisitorem. »
357. (p. 106). — Décret, c. 10 de hœret (V,7) : Nec huiusmodi severi.tatis ((se. bonis temporalibus spoMari) censurant orthodoxorum exhxrcdatio filiorum quasi cuiusdam miserationis prsetextu débet ullatenus impedire, cura in multis casibus [etiam secundum divinum. iudicium) ftlii pro patribus temporaliter puniantur, et iuxta canonicas sanctiones quandoque feratur ultio non solum in auctores scelerum, sed etiam in progeniem damnatotnm. Cf. Ficker, p. 13, 19.
358. (p. 106). — La constitution de Benoît XI, citée par Calderini, p. 53, montre, qu'en vertu d'un privilège de Clément IV, les inquisiteurs étaient « absoluti « pœna et a culpa » par la grâce du pape, et qu'il leur était accordé toutes les faveurs spirituelles et privilèges attribués aux croisés. De même encore d'après Calderini, ils avaient le privilège de s'absoudre mutuellement de l'excommunication sous le coup de laquelle ils pourraient être tombés. En outre, Grégoire IX en 1231 avait déjà, dans s.es instructions aux Dominicains d'Allemagne, garanti une indulgence de 20 jours à ceux qui participaient à leurs prédications ; de 3 ans, à ceux qui les assistaient dans leur poursuite des hérétiques ^indulgence plénière à ceux qui trouvaient la mort dans ces luttes. Ficker, p. 37 sq. — Le card. Albizzi, Riposta, p. 61 sq. 117, prouve que les inquisiteurs espagnols tenaient aussi toute leur puissance du pape ; qu'ils étaient ses délégués. C'est donc une vue historique fausse que de considérer l'Inquisition espagnole comme une simple institution d'Etat.
359 (p. 106). — Pagi, Criiica in Baron, a. 1183.
360. (p. 107. — Martène, Thesaur. Anecdot. I, 338 ; J. 6392 : Cui (;iji. sedi) profecto qui non concordat, procul dubio, sicut b. Ambrosius scribit, hsereticus est. — Et d'après Pegna et Albizzi, Riposta, p. 103, on considérait en outre comme un crime énorme, de ne pas obéir à l'inquisiteur en matière de foi : Nam non obedire Inquisitori in Ms, quœ ad fidem spectant, ingens scelus est.
361. (p. 107). — Raynald. Annal, a. 1457, 49 : ...quœ sunt contraria offendentibus autliorîiateni et potestatem s. Rom. ecclesiae et summi pontifleis, cum quicumque hoc attentai' e volens, nedum in pœnas a \ure divino et liumano institutas incideret, sed etiam crinien hxresis atrociter comnritteret.
362. (pi. 107). — Dans Baluze-Mamsi, Miscell. II, 275 : (Hostiensis) Hœreticus est, qui decretalibus epislolis contradicit aut eas non recipit. XX, dist. De libell. ad fin., ubi dicitur : si qui sunt presbyteri. Et infra : Peccatum igitur paganitatis incurrit, quisquis, dum christianum se esse asserit, sedi dp. obedire contemnit. Yvon de Chartres a déjà ce passage, Decreti Pars V, c. 36 : il s'appuie sur Grégoire VIL Reg. IV, 1, 2, p. 240-244 et Grégoire le Grand, in Job, 1, 35, c. 10.
363. (p. 107). — Eiegans et utilis tract, de haeresi, Rom. 1581, f. 11 : Sed proprie et stricto modo dicitur heereticus christianus, qui de ariic'ulis fidei aliter sentit quam Rom. ecclesia...
364. (p. 108). — De incertit. et vanit. omnium scientiar., Hagae- Comitum, 1662, p. 443 (de arte Inquisitorum) : ...quod si tune inquisitus opinionem suam scripturx testimoniis aliisvc rationibus lueri couetur, interrumpentes strepitu, iratis buccis, dicunt non esse illi negotium cum baccalaureis et scholaribus ad cathedram, sed cum iudicibus ad tribunal, non esse ibi lUigandum et disputandum, sed simpliciter respondendum, si velit stare decreto Rom. ecclesise et opinionem suam revocare, sin minus, fasciculos et ignem ostendunt, inquientes : « cum hxreticis non argumentis cl seripturti, sed fasciculis et 'igné decertandum », ...ecclesix desertorem sxculari foro tradunt, ut comburatur... etc.
365. (p. 108). — Calderini, tract, de hœret. 1'. 5".. c. 2, 5.
366. (p. 108). — Verci, Storia degli Eccelini, II, 258 ; III, 309.