CHAPITRE II
395. (p. 117). — Raynald. a. 1263, 31 : Neque huic institutioni Dominicas s. patres postmodum restiterunt, sed ipsius principis successorem tanquam illum, Qui Christi vices in terris obtinet, vénérantes et ad ejus judicium in fidei récurrentes dubiis, ejus auctoritate hœreses condemnarunt, manentes sicut membra in eorum capite, apostolico se. throno Pontificum Rom., a quo quserendum est, ,quid sit tenendum quidve credendum, cum ejus sit reprehendere, slatuere, ordinare, disponere, prxcipere, solvere et loco illius ligare, qui œdificat Mum et quod nulli alii, sed ipsi soli, quod plénum est, tradidit et concessit. Huic etiara throno omnes catholici jure divino caput inclinant et primates mundi veram confitentes fidem tanquam ipsi Domino Jesu obediunt et intendunt ac in illum tanquam in solem respiciunt et ab eo lumen veritatis et fidei ad salutem recipiunt animarum, prout nonnullorum s. patrura tara grsecorum quam aliorum scripturae veridiese asseverant. — Cf. le Libellus dans Rteusch, die Fàlschungen in dem Tractât des Thomas von Aquin geg. d. Griech., Mùnchen, Ak. Abhdlgen, 1889, XVIII, 3, 685.
396. (p. 117). — Le Dominicain Doto, qui en 1330 fit connaître cet écrit en Occident, dit) que Buonaccursio l'avait traduit en latin et juxtaposé les deux textes en regard l'un de l'autre. Quétif et Echard. Scriptores Ordinis Preedicatorum, I, 156 sqq, ont déjà signalé que ce texte avait au contraire été écrit et composé en laitin, puis, après, traduit en grec. En 1869, Dcellinger ne pouvait naturellement pas embrasser dans toute son étendue l'état de la question, puisqu'il ne connaissait que les communications d'Eéhard, et s'était fait faire, à leur propos, une copie du Thésaurus veritatis fidei du Dominicain Bonaccursius d'après les manuscrits de la Bibliothq. nat. MCCLI et MCCLII. Il croyait encore à cette époque que l'écrit traduit en grec par Bonaccursius, avait dû être le projet de Thomas d'Aquin. Il n'en est pas tout à fait ainsi ; mais le mérite de Dcellinger consistei à avoir donné l'impulsion aux recherches. De toutes les accusations de Janus, aucune, à ce que j'ai appris à Rome, n'a été plus sensible, que celles qui concernaient Thomas, Une foule d'écrivains et gazetiers pontificaux prirent aussitôt la plume pour défendre Thomas, et, naturellement, sans rien connaître à la question. Ce fut Uccelli De' testi esaminati da S. Tommaso d'Aquiino nell' opuscolo contro gli errori de' Greci relativemente ail' infallibilita pontificia. dans la Revue napo-
litaine La scienza e la Fede, mai 1870) qui réussit à découvrir dans un Libellus le véritable projet de Thomas, dans le Cod. membr. lat. 808 de la Bibliothq. du Vatican. Il en résulterait que Thomas avait sous les yeux ce Libelle : mais Bonaccusrsius écrivit postérieurement à Thomas : cependant, Thomas, avant même qu'Urbain IV ne l'eût chargé de la confection de son Opusculum, possédait déjà une copie, en tout ou partie, de cet écrit : il ne se borna donc pointtl à utiliser simplement le Libellus, mais accommoda à nouveau les passages dans le sens de ses vues. L'étude de ces textes a même démontré que la soi-disant profession de foi de Lyon (1274), à proprement de l'emp. Michel Paléologue (Denzinger, Enchirida. nr. 389. p. 170), relativement à l'Église romaine, reproduit les conséquences que Thomas avait déduites du Libelle dans son Opusculum. (V. Reusch, 1. c. note précédente.)
397. (p. 118). — Depuis le jour où Thomas eut connaissance du Libellus, il ne cessa de revenir toujours et partout sur ce précieux texte. Il le cite (Reusch, p. 710) dans la Catena aurea à Matth., 16 c. ; dans le Commentaire aux Livres des Sentences (vraisemblablement déjà composé en 1256) et dans l'Opuscul. conîtra impugnantes Dei cultum, à peu près contemporain. Le Libellus n'est pas cité dans la Summa theol., si toutefois elle est de Thomas, mais bien dans le Supplem., qui' fut extrait par un écrivain plus récent du Commentaire de Thomas aux Livres des Sentences.
398. (p. 118). — Reusch., p. 683 : ...tu cum fine et Ego sine fine cum omnibus, quos loco tui ponam, plene et perfecte sacramento> et auctoritate cum eis ero sicut sum et tecum. Il semble qu'il veuille parler d'une infaillibilité reposant sur l'inspiration.
399. (p. 118). — Summa, 2, 2, q. 1, art. 10. — q. 11, art, 2, 3.
400. (p. 119). — Son écrit contre les Grecs ne consiste, en ce qui concerne le fragment de la primauté, qu'en ces Actions. Dans l'édition de Thomas, entreprise par les Dominicains, Paris, 1660, t. XX, on a indiqué en marge les passages parallèles de ses autres ouvrages.
401 . (p. 119). — Cf. plus haut, chap. I, § 2 : La Doctrine des Pères de l'Église ; et Dœllinger, Kleine Schriften, p. 431 et suiv.