p. 143). — Ibid.. I, 965 f
466. (p. 144). — .Eneee Sylvii Commentarius de rébus Basileœ gestis, éd. Fea. Rom., 1823, p. 39.
467. (p. 145). — Cette Bulle, Deus novit (Mansi, XXIX, 82 : Hard. VIII, 1176), si l'on en juge d'après le style et les pensées, doit être l'œuvre du théologien de la cour pontificale, du Maître du Palais, Torquemada, qui. sur l'ordre du pape, se trouvait à Bàle en 1432, mais qui bientôt après, paraît-il, retourna à Eugène.
468. (p. 145). — Mansi, XXIX, 78 ; Hard., VIII, 1172 : Verum cum ex dicta dissolutione ortx sint graves dissensiones et graviores oriri possent, nihilque magis optemus, quant quod prxdicta sancta opéra debitum sortiantur effectunt, de consilio et consensu... cardinalium decernimus et declaramus, prxfatum générale concilium Basileense a tempore prxdictx inchoationis sux légitime continuatum fuisse et esse prosecutionemque seraper habuisse, continuari ac prosecutionem habere debere ad prxdicta, et pertinentia ad ea, perinde ac si nulla dissolutio facta fuisset. Quinimo prxfatam dissolutionem irritant et inanem de consilio et assensu simili déclarantes, ipsum sacrum générale concilium Basileense pure et simpliciter et cum effectu ac omni dex^otione et favore prosequimur et prosequi intendimus. Prxterea, ut mentis nostrx integritas et devotio, quam ad universalem ecclesiam et sacrum générale concilium Basileense gerimus, omnibus constetl evidenter, duas nostras litteras pridem in palatio ap. promutgâtas, nam tertias [Deus no vit] ...cum. a nobis aut de scitu nostro numquam emanarint... et alias quascunque et quidquid per nos aut nostro nomine in prxiudicium aut derogationem prxdicti sacri concilii Basileensis s eu contra eius auctoritatem factum et attentatum seu assertum. est, cassamus, revocamus, irritamus et annullamus, nullas. irritas fuisse et esse declaramus...
469. (p. 145). — De Torquemada et Bellarmin jusqu'à Orsi, on n'a pu, du côté ultramontain, trouver qu'une échappatoire, à savoir, qu'Eugène, à ce moment, cédait au sentiment de terreur qui l'accablait. Mais le pape était alors personnellement tout à fait libre : Sigismond était à Bàle, Eugène en Italie : ils correspondaient tous deux par lettres. Si Eugène tremblait, ce n'était que devant le sentiment de l'Eglise entière, devant l'opinion publique des princes, du clergé et des peuples. Et s.i l'on appelle peur cet état d'esprit, il faut dire alors que chaque pape vit dans une peur permanente. Eugène avait auparavant envoyé partout ses émissaires pour sonder l'opinion. Mais les Ordres réguliers eux-mêmes, de tout temps si fidèles, déclinèrent la mission. Le général des Jésuites, Thyrsus Gonzalez, qui trouvait l'argument de la peur trop inepte, a cherché à s'en tirer en prétendant qu'Eugène avait essayé de tromper le synode en employant des expressions à double sens dans sa Bulle (De infallibil. Rom. Pontif., Romœ, 1689, p. 695). C'est accuser injustement le pape : la bulle est au contraire, du commencement à la fin, limpide et sans équivoque.