p. 164). — Hard. IX
531. (p. 165). — Hard. IX, 1756 : Et cum a iure, tam divino quam hwmano, laicis potestas nulla in ecclesiasticas personas attributa sit, innovamus omnes et singulas constitutiones...
532. (p. 165). — Brockhaus, Gregor von Heimburg. Leipsig, 1861, 383. Joachimson. Gregor Heimburg, 1891, p. 257 et suiv.
533. (p. 166). — Attilio Alessio d'Arezzo, dans Baluze-Mansi. IV, 519 : Paulus II ex concubina domum replevit et quasi sterquilinium facta est sedes Rarionis.
534. (p. 166). — De veris calamitatum causis nostrorum temporum ; éd. Calorius Cesius, Mutina?, 1860, 24, 68.
535. (p. 167). — La composition de la curie, au commencement du xvr sièclei, était fort différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Une « Provinciale » imprimée à Rome en 1518, contient in fine une table des matières des Officia Curiae. La plupart portent l'indication : venduntur. L'achat d'une de ces places était le placement le plus avantageux d'un capital, qui rapportait naturellement de riches intérêts. Nous apprenons par cette Provinciale que le nombre des référendaires n'était pas limité (non habent numerum) ; qu'il y avait 101 solliciteurs, 101 maîtres des archives, 8 scribes des suppliques, 12 scribes du registre, 27 scribes de la pénitencerie, 81 scribes des Brefs, 104 collecteurs des plombs, 101 scribes apostoliques. Tous ces emplois étaient vendus. Viennent ensuite 13 procurateurs dans l'Audientia Contradictarum, 60 abbreviatores de parco minori, 12 abbreviatores de parco majori. La plus grande partie de ces charges était également vénale. On compte encore 12 avocats consistoriaux, 12 auditeurs de Rote, desquels il est dit qu'ils se contentent des pourboires. Il y avait en outre 10 notaires, sous l'auditeur de la Chambre, 29 secrétaires, e>t 7 clercs de la Chambre avec 9 notaires. — Que l'on se figure maintenant un pape animé de bonnes intentions, comme Adrien VI. qui, dans un âge déjà avancé et n'ayant en perspective que peu d'années à être pape, se trouve placé subitement à la tête de cette gigantesque machine, combinée dans l'unique but de gagner de l'argent : que pourrat-il contre ces 800 personnes, toutes mues par l'avide désir de faire fructifier le plus possible le capital avec lequel elles ont acheté ces places lucratives : toutes réunies dans un intérêt commun en une phalange étroitement serrée ? Un sentiment de complète impuissance devait s'emparer du cœur même le plus vaillant. — Cf. Appendice B.
536. (p. 167). — Les Taxœ Cancellariœ Apostolicee ont été plus tard mises à l'index des livres défendus avec la mention « ab hsereticis depravata » ; mais les éditions, fréquemment publiées par les Protestants, ne diffèrent en rien des édittions romaines authentiques imprimées sous Jules II et Léon X. Woker, Das Finanzwesen der Pâpste, p. G7 et suiv. a prouvé leur authenticité, et, en même temps, que la Taxe de la Chancellerie a été imprimée à Rome, non pas au xvi' siècle pour la première fois, mais déjà au xve. — Cf. Reusch, Index, I, 421, 564 ; II, 91, 142. — [Ce système du rachat des pénitences et d'un tarif paraît s'être formé sous l'influence du système germanique des compositions ou indemnités pécuniaires payées à la famille en cas de meurtre ou de blessures. Ce système pénal barbare a disparu: de bonne heure dans le droit laïque, mais s'est conservé dans le droit ecclésiastique. V. sur ce sujet, Wilda, das Strafrecht der Germanen. V. à l'Appendice R un résumé du livre de Woker et quelques extraits de celui des Taxes. G-T.]
537. (p. 167). — Ainsi par ex., les villes qui voulaient fonder une école primaire devaient premièrement acheter une licence à Rome à cet effet. Si l'on voulait changer une école de place, il fallait encore payer une certaine somme : les nonnes qui voulaient prendre quelques servantes pour soigner les malades étaient obligées d'acheter à Rome une permission spéciale. Cf. Taxœ Cancellariee Apostolicee, Romee, 1514, f. 10. Egalement dans Woker, p. 161-211, en latin et en allemand. [V. App. R.]
538. (p. 167). — Advèrsus vida curix Romanx emergentia nirnio quia zelo declamabut, caplus pro hxretico habitus est et ut talis combustiis. Cosmas de Villiers, Riblioth. Carmelitana, Aurelianis, 1752. II, 814. Son frère d'Ordre, Raptiste de Mantoue (de vita beata, in fine) célèbre Thomas comme un martyr et compare sa mort au supplice de saint Laurent. On dit qu'Eugène, sur son lit de mort, s'est repenti douloureusement d'avoir participé à ce crime.
539. (p. 167). — L'expression est empruntée à Macchiavel : « Tre sue famigliari e care anzelle, lussuria, simonia a crudeltade. » I De-
cennali, Opère éd. Fiorent, 1843. 682.
540. (p. 168). — Clypeus defensionis fldei S. Romi. Ecclesiee, Argentor., 1497.
541 (p. 168). — De servorum Dei canonisatione, III. 25, 17-20.