CHAPITRE IV
714. (p. 250). — Il est impossible aux théologiens de l'ancienne Église de considérer le6 Jésuites autrement que comme des révolutionnaires et des hérétiques. V. sur ce point Friedrich, KG., I, 612-631 ; III, 292 et suiv. ; cf. plus haut, p. 223, 227, 256. Cf. Acton, Zur Gesch. d. vat. Conc. p. 36 sqq.
715. (p. 251). — Ces écrits sont : Joh. ap. Eiç tv;v xoîptftrtv t«; ûnepayia*; §eçTTohr,<; et « de transitu Mariae ». — Ce dernier figure même parmi les apocryphes dans le prétendu décret de Gélase, de recip. et non recip. libris.
716. (p. 251). — De nom. div. c. 3 : >jviza /.ai >j«êiç...é7rt ty,v Sûa.-» tou ttàzayj.'.oû Jtfltî 5eo8o'^oy <7«)/aToç irvvîlylvSKy.Ev... Le 3sô§oy^ov aûua. (pour lequel Andréas décrète lit Çmo^ov fj^a) doit se rapporter à la mort de Marie, et la 5cïa serait la réunion miraculeuse des apôtres auprès de la Vierge mourante. Dans ce sens, Modestus, Andréas et autres. — Je ne crois pas que le Pseudo-Denys parle ici de la mort de Marie. Les scolies au pseudo-Denys, attribuées à saint Maxime, sur ce sujet, sont douteuses : « peut-être » {raya.) se rapporte ici au corps de la mère de Dieu. (Dionysii, Opéra II, 122.) L'abbé, Hilduin de saint Denys, c. 836 dit encore dans ses Areopagitica, éd. Matth. Galleno, fol. 91 : In quo ostendit se apud sanctam civitatem pênes sepulchrum Jesu vitae principis... audisse disputationem. Cf. Hipler, Dionysius der Areopagite, p. 53 et suiv.
3t. 2 CHAPITRE IV, § 3, NOTES 714 A 721
717. (p. 251). — De gloria martyr., I, c. 4. — Grégoire suit clans sa narration le liber de transitu Marias, mais ne cite pas ses sources et'ne connaît pas le Pseudo-Dionysius : tandis qu'Adamnanus, de locis sanctis lib. 1, c. 9, dit encore du tombeau de Marie : in quo aliquando sepulta pausavit. Sed de eodem sepulcro quomodo, vel quo tempore, aut a quibus personis s. corpusculum ejus sit sublatum, vel quo loco resurrectionem expectat, nullus, ut fertur, pro certo scire potest. Ce qui s'accorde avec Epiphanius, qui déclare ne rien savoir sur la mort de Marie : tô ts'Xo; yip aùr/jç oùtfst's syvw — nam de illius e.iitu nihil certo constat, Panarion, éd. Dindorf, III, 1, 525 : Œhler, Corp. hœresiolog., III, 3, 443. — Les auteurs grecs invoqués par les Jésuites pour prouver la mort miraculeuse de Marie, comme Modestus de Jérusalem,Andréas de Crète, Germanus de Constantinople, Jean de Damas, figurent parmi les apocryphes. Tel est le cas pour Modestus (m. vers 630), qui utilise déjà le Pseudo-Denys, sans le nommer. L'Église les tenait si bien pour apocryphes que le Liber de transitu Marise est classé parmi les apocryphes par le prétendu décret de Gélase. On a essayé de s'en tirer, en interpolant le récit apocryphe dans le Pseudo-Denys, qui passait pour le véritable Aréopagite. Un simple rapprochement des textes suffit à le démontrer. Modestus cependant dit encore que les Pères avant lui n'avaient rien, enseigné sur la mort de Marie (éd. Giacomelli, p. 5 et s.) : At de veneranda ejus dormitione, nescio qui ab Us nihil est proditum, nec eorum posteri de ea quidquam exposuerunt. Andréas, dans sa I Homélie (Migne, 97, 1059 et s.) s'appuie déjà directement sur le ps.-Denys ; et utilise en outre, d'autres apocryphes, comme par ex : Evangel. apocr. p. 106 et s. 75 (dans Tischendon). directement sur le Ps.-Denys : et utilise en outre, d'autres apocryphes, dont il s'est servi, et que ceux-ci mêmes n'ont pu citer rien d'après les Pères, pas plus Epiphane qu'Ambroise, qui, lib. 2 in Luc. 2, 35, dit : Nec litera, nec historia docet ex hac vita Mariam corporalis necis passione migrasse. On ne savait donc alors absolument rien sur la mort de Marie, et lorsqu'il s'agit de démontrer une tradition, il faut faire la preuve par les Pères. L'ancienne Eglise aurait repoussé comme une hérésie tout appel aux apocryphes, et n'a admis comme probants que les écrits des Pères reçus par l'Eglise (dans les conciles généraux). V. ma communication académique sur l'inauthenticité de la Décrétale de recip. et non recip. libris, 1888.
718. (p 251). — Usuardi Martyrol. 18 Calendas Sept. — Un petit questionnaire du ix" siècle (Cod. lait. Mon. 19417 f. 71r-74r) publié par Wilmanns dans Haupt, Ztschr. f. deutsch. Alterth. N. F. III.166 et suiv., contient les demandes et réponses suivantes : « *Quis vivit dum seculum vieil ? Relias et Enoc et Johannes. — "Cuius sepulchrum non est inventum in terra ? Moysi... " Qui sunt nati et non sunt mortui ? Helias et Enoc et Johannes evangelista.
719 (p. 251). — En français dans le texte.
720. (p. 251). — ...ut quselibet setas suis gaudeat veritatibus, quas prior setas ignoravit... quia per incrementum temporum mysteria nova revelentur. Salmeron, opp. XIII, 468, 474.
721. (p. 252). -- V. Dœllinger-Reusch, Geschichte der Moralstreitigkeiten in der rômisch-kathol. Kirche seit dem 16e Jahrhund., mit Beitraegen zur Geschichte und Charakteristik des Jesuitenordens, 2 vol.,