p. 253). — Ibid., p
725. (p. 253). — C'est, dit le cardinal de Luca (Relat. Curiœ Rom. diss. 4, n .10) 1' « opinio in hac Curia recepta » que le papa est YOrdinarius Ordinarioram, habcns universum mundum pro diœcesi », de telle sorte que les évèques et les archevêques ne sont que ses « Officiâtes » — ou, suivant l'expression de Benoît XIV (de Synodo dioeoes. 10, 14 et 5, 7) le pape est « in tota ecclesia proprius sacerdos — potest ab omni jurisdictione episcopi sublrahere quamltbet ecclesiam. » Dans Merlini Decisiones Rotae Rom. éd. 1660, il est dit : « Papa est dominus omnium beneficiorum. » (Dec. 830.) D'après ce système, il ne resterait rien qui appartînt en propre aux évèques : suivant la théorie romaine la curie peut à son bon plaisir dépouiller un évêque de tout ou partie de ses droits, les transférer à d'autres, etc.
726. (p. 253). — Sur ce sujet on trouvera une foule de faits dans les lettres de l'ambassadeur espagnol Bargas, et dans l'autobiographie de l'évêque Martin Perez de Ayalas dans l'Appendice de Villanueva, Vida literaria, II, 420.
727. (p. 254). — Bossuet a demandé à quoi auraient pu servir les nombreux conciles, qui ont été tenus dans l'Église avec tant de peines et de frais, si les papes infaillibles avaient pu trancher définitivement par leur propre arrêt toute dispute sur la doctrine : Orsi a répondu à cette question et nous avons sa réponse dans la traduction du comte de Maistre : « Ne le demandez point aux papes qui n'ont jamais imaginé qu'il fût besoin de conciles œcuméniques pour réprimer (les hérésies d'Arius, etc.). Demandez-le aux empereurs qui ont absolument voulu les conciles, qui les ont convoqués, qui ont exigé l'assentiment des papes, qui ont excirté inutilement tout ce fracas dans l'Eglise. » Ce propos de de Maistre est devenu un lieu commun en France. Dans la théologie révisée de Bouvier, en 18G8, on nomme les conciles généraux une peine tout à fait inutile : Confiternur tune tempore per has vias hœrcticos profUgandos fuisse, sed etiam fatendum est hodie tôt labores esse prorsus inutiles, cum in summis Pontificibus suprema infal-
libillter docendi agnoscalur aucloritas. D'après Gratry, 3 lettre, p. 37, d'autms disent : « Les conciles sont un bruit inutile. » Friedrich, KG., I,' 551, 639.
728. (p. 254). — Voici les principaux passages de ce serment : Jura, honores, privilégia et auctoritatem. S. Rom. Ecclesise Domini nostri Papx et successorum prœdictorum conservare, defendere, augere et promovere curabo... Régulas sanctorum Patrum décréta, ordinationes, seu dispositiones, reservationes, provisiones et mandata apostolica totis virions observabo et faciam ab aliis observari. — On peut être certain qu'aucun des nombreux évêques, qui chaque année prêtent ce serment, ne sait ce qu'il faut entendre par Regulae ss. patrum au lieu de Canones patrum.
729. (p. 254). — Au concile du Vatican, les infaillibilistes ont bien su rappeler à la minorité son serment d'esclavage : par ex., dans la brochure de Sauvé, immédiatement traduite en italien (Riflessioni d'un teologo sopra la riposta di Mgr. Dupanloup a Mgr. arcivescovo di Malines. Traduz. dal francese, Torino, 1870, p. 31 et s.). Le secrétariat du concile (qui avait l'évêque Fessier à sa tête) a eu l'impudeur, le 10 avril, de faire distribuer cette traduction italienne en même temps que les Schémas. C'est de cette façon qu'elle est parvenue entre mes mains (Friedrich, Tagebuch. à la date du 11 avril).