‹ La papautiChapitre 92 sur 178 · p. 7). — Mansi. X, 683, sqq · texte numérisé non relu

p. 7). — Mansi. X, 683, sqq

31. (p. 8). — Dans les 8. 13, 16 et 17e séances. Mansi, XI, 331, 550, 611, 622.

32. (p. 8). —V. la lettre d'acquiescement de Léon II à l'empereur et les lettres qu'on a conservées par lesquelles il envoyait en Espagne les décrets du concile. Mansi, XI, 1050-1055. — La condamnation d'Honorius comme hérétique a passé dans le Lib. pontif., vita Leonis II, Duchesne, I, 359 ; et, dans le Liber diurn. éd. Sickel form. 84, p. 100 se trouve un serment du pape, destiné à la consécration, dans lequel il est dit : auctores vcro novi heretici dogmatis Sergium, Pyrrhum, Paulum et Petrum Constantinopolitanos una cum Honorio qui pravis eorum adsertionibus fomentum impendit, pariterque et Theodorum Faranitanum... cum omnibus hereticis scriptis (par conséquent ceux d'Honorius également) atque sequacibus nexu perpétue anathematis devinxerunt, qui unam execrabililer asserebant voluntatem... — Il est très probable aussi, qu'Honorius, quoique son nom ne soit pas cité, est condamné, form. 85, p. 109 ; form. 73, p. 72 ; v. Friedrich, sur la formation du lib. diurn. dans les comptes rendus de l'Acad. de Munich, 1890, p. 68, 129.

33. (p. 8). — [Ceci est une erreur dont Dœllinger s'est aperçu dès la publication de Janus en 1869 et dont il fit part aussitôt au professeur Friedrich en la regrettant. Toutefois ce dernier, par scrupule, a conservé ici le texte primitif se bornant à corriger cette inexactitude de détail.] Ce ne sont pas en effet les légats du pape qui présidèrent,

1 mais bien l'empereur lui-mêmie. ainsi que le détclare Léon II dans , sa lettre de confirmation : « sexta synodus quam nutu Dei vestra cle- ' mentia sedule convocavit et cui pro Dei ministerio prœfuit. » Mansi, IX, 730. Les légats du pape, cependant, assistèrent à tous les débats sur Honorius, y prirent une part active, et signèrent, en tête, le décret du synode, dans lequel Honorius était condamné indistinctement avec Sergius, Pyrrhus, etc.. Mansi, XI, 635, 639.

34 (p. 8). — Dœllinger a traité ce sujet à fond dans ses Papstfabeln. 2' éd., p. 154-177. — [Le Prof Friedrich a également discuté dans le Papstthum, p. 325-327 les diverses intreprétations qu'on a essayé

2~i . CHAPITRE PREMIER, § 1, NOTES 1 A 37

de donner de cette condamnation d'Honorius comme hérétique : elles sont insoutenables.] Le pape Léon II, qu'on a voulu représenter comme ayant affaibli la portée de cette condamnation, a au contraire positivement confirmé la décision du concile... pariterque anathemalizarnus novi erroris inventores, i. e., Theodorum Pharanitanum episcopum... Sergium, Pyrrhum, Paulum, Petrum, Constantinopolilanx ecclesiœ, subsessores magis quam prœsules, ncc non et Honorium, qui hanc ap. sedem non ap. traditionis doctrina lustravit, sed profana proditione impnaculatam fidem subvertere (al. maculari) conaius est. Puis, il parle des « imitatores et complices eorum », montrant ainsi qu'il range Honorius parmi les auteurs principaux de l'hérésie. Mansi, XI, 727-731. Il est même si bien consterné de l'hérésie d'Honorius qu'il en abandonne la théorie romaine, d'après laquelle Pierre et les évêques de Rome étaient le rocher sur lequel était bâtie l'Église : idcirco et nos, et per nostrum offlcium liaec veneranda sedes ap. concorditer et unanimiter his, quse definita sunt ab ea, consentit et b. Pétri auctoritate confirmât, sicut supra solidam petram, qui Christus est, ab ipso domino adeptis firmitatem, p. 730. — Dans le Lib. pontif., dans la Vita dui même Léon II, il est dit: « in qua (synodo) et condemnati sunt Cyrus, Sergius, Honorius, Pyrrhus, Paulus et

Petrus, necnon et Marcus qui unam voluntatem et operationem

in domino Jesu Christo dixerunt vel predicaverunt. Duch. I. 359. — A cette époque, personne ne mettait en doute qu'un pape pût être sujet à l'erreur ; et personne ne l'a mieux dit que Fénelon, Troisième Instruct. sur le Cas de conscience, Œuvr. éd. d-e Versailles XI, ch. LVIII.

35. (p. 9) — Concil. Francoford. can. 2 : Allata est in médium quxstio de nova Grœcorum synodo, quam de adorandis imaginibus Constantinopoli fecerunt, in qua scriptum habebatur, ut qui imaginibus sanctorumx Ma ut deificœ trinitati, servitium aut adorationem non impenderent, anathema judicarentur. Qui supra sanctissimi patres nostri omnimodis adorationem et servitutem renuentes contempserunt, atque consentientes condemnaverunt. Mansi, XIII, 909. Hefele 689, 693. — La meilleure édition des livres Karolins est celle d'Heumann, Augusta Concilii Nicœni II, censura h. e. Caroli M. de impio imaginum cultu libri IV. Hanovre 1731. Il est à remarquer que ces livres refusent directement au siège de Rome un droit de décision en matière de foi : quod s. Romana catholica et ap. ecclesia, cseteris ecclesiis prœlata, pro cousis fidei cum qusestio surgit, omnino sit consulenda dignum duximus.ut qualiter s. Rom. ecclesia cœteris ecclesiis a Domino prœlata et a fidelibus consulenda sit, prosequamur. — Pour les tentatives de réfutation d'Adrien, v. Mansi, XIII, 759-810.

36. (p. 9). — Mansi, XIV, 421 sqq. Ils s'expriment ainsi sur la lettre d'Adrien à l'empereur Constantin et à sa mère Irène (Mansi. XII, 1056- 1076) : Inseruit ctiam in cadem epistola quœdam testimonia sanctorum Patrum, quantum nobis datur intelUgi, valde absona, et ad rem de qua agebatur minime pertinentia. — Ils condamnent aussi vertement ses essais de réfutation : quibus verbis liquido colligitur, quod non

tantum scientcr, quam ignoranter in eodem facto a recto tramile deviaverit. S'il n'eût pas été retenu par Grégoire-le-Grand, in superstitionis praecipitium omnino labi potuisset.

37. (p. 9). — Si le pape avait cru avoir des droits à intervenir, il les eût fait valoir.

38. (p. 9). — Irenae, adv. haar, III, 3, 2 : Traditionem itaque Aposlolorum in toto mundo manifestatam, in omni ecclesia adest perspicere omnibus qui vera velint videre, et habemus annumerare eos qui ab Apostolis institua sunt episcopi in ecclesiis et successiones eorum usque ad nos... Sed quoniam valde longum est, in hoc tali voluminr omnium ecclesiarum enumerare successiones, maxiinx et antiquissimse, et omnibus cognitx, a gloriosissimis duobus Apostolis Petro et Pavlo Romx fundatse et constitutx ecclesix, eam quam habet ab Apostolis traditionem, et annuntiatam hominibus fidem, per successiones episcoporum pervenientem usque ad nos indicantes, confundimus omnes eos... Ad hanc enim ecclesiam propter potentiorem principalitatem necesse est omnem convenire ecclesiam, hoc est, eos qui sunt undique fidèles, in qua semper ab his, qui sunt undique, conservata est ea qux est ab Apostolis traditio. — Cf. III, 4, 1 : et si de aliqua modica quxstione disceptatio esset, nonne oporteret in antiquissimas recurrere ecclesias, in quibus aposloli conversait sunt, et ab eis de prxsenti quœstione sumere quod certum et re liquidum est ?

39. (p. 9). — Le passage d'Irénée est compris par les défenseurs de l'infaillibilité papale comme si Irénée avait prétendu que chaque Église particulière était moralement obligée de s'accorder avec l'Église romaine en matière de doctrine : ils prennent les mots convenire a<l pour l'équivalent de consentire oportet, ce qui est une erreur. Le conr cuire ad pour traduire l'expression grecque trvufiaaieai jrpoç était chose courante à Lyon, comme le prouve la lettre de la communauté lyonnaise(vraisemblablement d'Irénée)à celle de Rome dans Euseb.h.e.V,l: Tv;ç iv5otî£ nwmmiflEoiç" kçn oz ■yjrr] TroVjotv^oioTro; £/. 7t»vTïDV r<av è~v.>v avuepjrpus-jwj si: a-jTr.-j V. Friedrich K G. II, 115 ; Cf. Langen, Gesch. d. r. K. I, 169, sqq. ; Brandis in Gôtt. Gel. Anz., 1870, II, 1580-1594.

40. p. 9 — Sur la célèbre falsification du passage de Cyprien dans son De i'nitate Ecclesix, v. note 90.

41. (p. 6). — Basile (opp. éd. Benert. III. 301, ep. 239 et ep. 214) a oxprlmé dans les termes les plus vifs le peu de cas qu'il faisait des écrits des papes, « ces Occidentaux orgueilleux et présomptueux, qui ne cherchaient qu'à encourager l'hérésie ». — Même si leurs lettres, dit-il. tombaient du ciel, il ne les accepterait pas. L'appui donné à la doctrine hérétique de Marcellus, qui renouvelait ouvertement le

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sabellianisme, tt la discorde entretenue par Rome dans l'Église d'Antioche l'avaient aigri. — L'archev. Dechamps, l'Infaillibilité du pape, p. 51 (1870) cite le passage suivant de Basile : « Si ce que l'on doit croire n'a pas été expliqué par un concile, il faut le faire expliquer par le pape romain. » Dieringer, in Lit. Bl., 1869, 594, n'a jamais pu deviner où l'archevêque avait découvert ce passage : il nen a trouvé ni le texte cité, ni le sens, dans la lettre de Basile.

42. (p. 10). — Les partisans de l'infaillibilité ont voulu interpréter en leur faveur le texte d'Ambroise : « Iptse est Petrus eux dixit : Tu es Petrus... » (Enarrat. in ps. 40 n. 30, Migne, 14, 1082) : mais dans ce passage pas une syllabe ne se rapporte ni à l'Église romaine, ni à ses évêques. — Le pape Léon I" ne limite pas une seule fois le privilège « Tibi dabo claves reynorum aux papes : Petro enim ideo hoc singulariter creditur, quia cunctis ecclesise rectoribus Pétri forma prœponitur. Manet ergo Pétri privilegium, ubicumque ex ipsius fertur sequitate judicium. » Sermo. IV, 3 ; LXXX, 2, Migne, 54, 151, 430.

43. (p. 10). — Il ressort avec certitude des plus anciens manuscrits et de la citation de Gennadius, presque son contemporain, qu'Ursinus est bien l'auteur de cet écrit. V. Bennettis, Privilégia R. P. vindicata, Romse, 1756, II, 274. — D'après Langen, I, 485, qui renvoie à Hieronym. adv. Lucifer, n. 21, 26 sqq, l'auteur en serait le diacre Hilarius.

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