MATE
et un peu antérieure à la gauche, la ligne cervico-scapulaire est notablement allongée.
Dans la paralysie unilatérale du muscle la tête paraît, dans la position ordinaire. légèrement inclinée du côté sain, le menton est légèrement relevé et regarde le côté malade ; cette attitude est due à l'action du muscle demeuré sain.
Telle était à peu près l'attitude habituelle dans notre cas, mais une part en revenait sans doute chez notre malade à la coexistence fortuite d'un léger ptosis du côté gauche, côté opposé à la lésion.
La rotation de la tête vers le côté sain est quelque peu influencée, mais nullement abolie, car elle est assurée par d'autres muscles profonds de ia nuque.
Passivement la tête peut être facilement inclinée sans difficuté d’un côté ou de l'autre, ce qui est un.
La région sus-claviculaire forme à droite une dépression, un creux qui n'existe pas à gauche. Le bord externe du trapèze, très apparent à gauche, l’est beaucoup moins à droite. Le bout des doigts de la main droite est à 64 centimètres du sol, le bout des doigts de la main gauche est à 67 centimètres.
Quand on regarde le malade en arrière, on ne voit pas la saillie du trapèze à droite comme à gauche ; de plus on constute que l’omoplate droite est un peu plus écartée de la colonne vertébrale que l’omoplate gauche ; le bord interne de‘l’omoplate droite est à 11 cm. 1/2 des apophyses épineuses, celui de l'omoplate gauche à 9 centimètres. L’angle externe du scapulum droit est abaissé de plusieurs centimètres. Son angle interne est abaissé aussi de plusieurs
centimètres, l’angle inférieur n'est pas saillant. Le bord
interne est un peu oblique en haut et en dehors. Dans toute la région postérieure du thorax, la peau a tendance à rougir à la moindre pressions
Quand le malade lève les épaules, la droite reste beaucoup plus basse et plus éloignée que la gauche. et l'on ne voit pas la saillie du trapèze droit.
Dans ce mouvement, il se forme à droite une dépression sus-claviculaire très profonde et le sommet de l'épaule droite reste à 10 centimètres au-dessous du sommet de l'épaule gauche.
A la palpation, la partie supérieure du trapèze que l’on peut à gauche prendre entre les doigts ne peut se sentir à droite. On sent aussi très nettement qu'il n'existe pour ainsi dire plus de muscle sterno-mastoïdien à droite. |
Quand on prie le malade de rapprocher ses omoplates en arrière en Ceffaçant les épaules et sortant la poitrine », l'omoplate droite reste écartée de plusieurs centimètres de la ligne apophysaire, alors que l’omoplate gauche vient au contact des apophyses. Dans ce mouvement on voit et on sent le rhomboïde contracté dont les fibres, obliques en bas et en dehors, sont cachées à gauche, comme à l’état normal, par la contraction des fibres du trapèze oblique en sens inverse. Dans ce mouvement l’épaule droite reste plus abaïssée que la gauche.
Le malade peut écarter latéralement les bras du trone jusqu'à l'horizontale ; il peut aussi les porter horizontalement en avant sans que l’omoplate se détache sensiblement du tronc ; il n ÿ a donc pas d'impotence ni du deltoïde, ni du grand dentelé. Le malade résiste d’ailleurs très bien quand,
les bras étant collés au corps, on cherche à les écarter, ou
a à Mean quand, les bras étant élevés, on cherche à les abaisser. L'abaissement de l'angle externe de l’omoplate est très marque quand les bras sont en croix, il l’est relativement moins qu'au repos quand les bras sont élevés horizontalement. 11 met également bien ses deux mains sur sa tête, mais il se sent gêné pour le bras droit.
Il tourne également très bien la tête des deux côtés ; quand il la tourne à droite on voit se dessiner le sterno-mastoïdien gauche : quand il la tourne à gauche on ne voit pas la saillie du sterno-mastoïdien droit.
Le malade peut incliner la tête sur l’épaule droite avec force par la contraction des muscles splénius et angulaire de l’omoplate. A la palpation on sent très nettement qu’il existe une amyotrophie considérable du muscle sterno-cléido-mastoïdien à droite.
La flexion directe de la tête en avant se fait à droite par la contraction de l’omo-hyoïdien ainsi que de l’angulaire de l'omoplate et peut-être des scalènes.
Dans la flexion de la tête avec rotation à gauche et inclinaison à gauche, ce sont surtout les muscles gauches qui se contractent, à droite les muscles sus-claviculaires ; maïs on ne voit pas de saillie du muscle sterno-mastoïdien droit.
Dans la flexion avec rotation à droite et inclinaison à droite, le muscle sterno-mastoïdien gauche se contracte, lomo-hyoïdien droit se contracte aussi fortement. |
‘ L'extension de la tête se fait assez bien.
, Ilexiste parfois une certaine difficulté à faire une respiration profonde.
En somme, l'analyse de ces divers mouvements de la tête,
-du cou, de l'épaule et du bras montre que les seuls muscles
paralysés et atrophiés sont le trapèze et le muscle sternomastloïdien droits.
L'examen électrique, fait très soigneuse ment par M. le D: Huet, montre une extrême diminution ou une abolition à peu près complète de l’excitabilité galvanique et faradique de ces deux muscles ; aussi n'ya-t-il pas de modifications qua litatives ; il est probable que la réaction de dégénérescence a existé auparavant et que le nombre des fibres actuellement subsistantes est trop faible pour que l’on constate encore
cette réaction.