‹ La paralysie générale dans l'ArméeChapitre 29 sur 29 · X O - 51 M « CO · texte numérisé non relu

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petons, un danger appréciable pour l'armée ; la quantité des dangereux est la même dans la position civile et militaire et l'on admet en thèse générale que sur quatre aliénés il en est au moins trois qui sont dangereux à des degrés divers. En second lieu, ce paralytique est une charge pour ceux qui l'entourent, il est incapable de diriger sa vie, à plus forte raison celle de ceux qui dépendent de lui ; il peut d'un moment à l'autre se détruire d'autant plus facilement que des armes sont constamment sous sa main. Le grand point ici est incontestablement: 1° de le soustraire aux dangers de toute nature auxquels il est exposé; 2° de défendre contre lui la société et plus particulièrement sa société. Le grand principe sera donc de concilier autant que possible les droits de l'armés avec celui de l'individu, du malade.

Paralysie générale confirmée. — Supposons pour le moment un militaire atteint de paralysie générale confirmée. Que doit-on faire ? Ou plutôt que devrait-on faire? A notre avis une seule réponse est possible, c'est celle à laquelle nous nous rattachons le plus volontiers, nous dirons même uniquement. La séquestration de notre malade. De cette façon nous aurons réalisé un double but : le traitement de l'aliéné et la défense de la société dont il fait plus particulièrement partie, l'armée. Un asile spécial est destiné à recevoir les militaires paralytiques généraux ou simplement aliénés, l'asile de Charenton. Envoyez-y sans hésiter les victimes de cette aliénation particulière qui y seront traités certainement mieux que dans tout autre hôpital non spécialement affecté aux maladies mentales. Un point capital que nous

signalons en passant, c'est que jamais le paralytique général ne doit être enfermé dans une prison ni traité comme un criminel. Nous reviendrons un peu plus loin sur le rôle du médecin militaire dans le cas de crime ou de délit commis par une victime de la paralysie générale, ou même clans le cas plus simple de violation des règlements, alors que la maladie n'est pas encore confirmée. Il est bien entendu que la mesure que nous indiquons comme la seule capable de concilier les droits et les intérêts de l'armée et de la société en général, en même temps que les droits et les intérêts de l'individu, du militaire malade, n'est peut-être pas aussi facile à réaliser qu'à formuler. Dans tous les cas, ce qui est certain c'est que les choses se passent tout autrement dans l'armée en ce moment. Les cas malheureusement nombreux de paralysies générales qui se déclarent chaque année dans ce milieu nous donnent le spectacle de malades souvent renvoyés dans leur foyer, les uns avec une retraite complète, d'autres avec une réforme n° 1, d'autres une réforme n° 2, et entre ces deux extrêmes, la retraite complète et la réforme n° 2 foule de mesures intermédiaires tirées du nombre d'années de service, de l'accident qui a été la cause de la maladie (trausmatisme, insolation, etc). Nous n'insistons pas sur ce qui se fait; notre désir ou plutôt notre devoir n'est pas de dresser ici un cornpte-rendu des règlements actuellement en vigueur, de les critiquer, ni d'en montrer les lacunes ; notre tâche n'est pas de juger ce qui a éLé, ce qui est, ou ce qui sera probablement longtemps encore, mais bien d'indiquer ce que nous croyons être préférable, et de

présenter dans le cas présent la formule, qui tout en garantissant l'intérêt public ou général, tient également compte de l'intérêt privé.

Cette mesure, nous dira-t-on, peut sembler un peu sévère et certainement beaucoup la trouveront exagérée. Pourquoi, nous dira-t-on, interner, séquestrer d'office un militaire paralytique général, il est vrai, mais qui n'a jamais commis le moindre crime, n'a jamais été dangereux et est absolument inoffensif. Mais parce que tout simplement l'on ne peut jamais garanLir l'avenir d'un aliéné; non dangereux aujourd'hui, il ledeviendra demain, et c'est précisément, comme le fait observer M. Bail, pour n'avoir pas permis le placement des aliénés inoffensifs, que la loi a si souvent ouvert la porte à de graves abus et a toléré de grands dangers. Combien de paralytiques généraux ou de simples aliénés qui, laissés en liberté à cause de leur apparence inoffensive, ont souvent commis des crimes qui eussent été faciles à prévenir et s'expliquaient par leur état mental morbide? C'est précisément pour éviter ces dangers qui dans l'armée peuvent présenter des inconvénients bien plus graves (faute en temps de guerre pouvant amener une déroute, etc.) et en même temps pour entourer le paralytique général de toutes les garanties de traitement convenable et approprié que nous demandons son internement dès que le diagnostic a été porté d'une façon irrréfutable.

Paralysie générale présumée. — Nous venons d'émettre notre modeste avis sur les mesures à prendre en face d'une paralysie générale bien caractérisée et diagnostiquée d'une façon inébranlable. Mais ce n'est générale-

ment pas pour des cas pareils que le médecin militaire est appelé et consulté, et les paralytiques auxquels il a généralement affaire n'en sont qu'à la péiiode prodromique. Un militaire, de préférence un officier (car ce sont, nous avons dit pour quelles raisons, les plus fréquemment atteints), après avoir donné pendant vingt-cinq, trente ans le meilleur exemple à sa famille et à ses soldats, après avoir été l'esclave de la discipline la plus stricte et mené la vie la plus régulière, s'abandonne tout à coup à des débauches que réprouve tout son passé ; la discipline n'existe plus pour lui, il refuse d'obéir à ses supérieurs ou ne le fait qu'avec déplaisir et en maugréant, ses notes sont mal tenues, il punit injustement ses hommes, s'emporte sans raison, en un mot il sert mal, lui qui jusque là avait été irréprochable. Un autre jusquelà très calme et très modeste devient gai, expansif, il est content de sa situation actuelle, mais il entrevoit l'avenir avec complaisance. Il aura prochainement la croix et bientôt après il augmentera de grade, etc. Nous pourrions citer bien d'autres exemples, mais ce serait perte de temps. Nous aimons mieux faire un rapide exposé des prodromes de la paralysie générale qui tiendra en éveil le médecin militaire lorsqu'il sera interrogé par le chef du régiment ou tout autre supérieur ou bien lorsqu'il remarquera lui-même les agissements de notre candidat à la paralysie générale.

Avant d'en arriver à la dégradation de ses facultés intellectuelles, le paralytique passe par une période d'excitation de nature toute pathologique, durant laquelle ses fonctions présentent une suractivité, et parfois une puis-

sance inaccoutumée. Il devient plus brillant et paraît plus intelligent qu'autrefois, il manifeste tout à coup des ressources qu'on était loin de lui supposer ; il eherche des engins de destruction nouveaux destinés à nous donner une supériorité incontestable, il dresse des plans de guerre, des tracés de fortifications, etc.. Il remplit quelquefois avec une distinction rare les fonctions de son commandement, il se livre avec plus d'ardeur à ses travaux de tous les jours; et pourtant, sans que ceux qui l'entourent puissent le prévoir, il s'achemine vers une folie ou plutôt une démence qui ne l'épargnera pas. Un peu plus tard il aura quelques absences de mémoire, même d'intelligence, et le médecin, en ce moment déjà, pourra voir des lacunes dans ses idées et des signes infaillibles d'une démence au début. Le malade commence à se débarrasser des règles de la politesse, des convenances les plus simples; il devient dur avec ses inférieurs, hautain avec ses supérieurs, insupportable avec ses camarades, ses amis et même sa famille ; sans le moindre scrupule il se livrera à des moyens frauduleux. Le vol lui-même ne lui fait pas horreur, et dans quelques jours il fera un détournement pour lequel il sera peutêtre convoqué devant un tribunal militaire. Mais, à l'inverse de ceux des voleurs de profession, ses vols seront maladroits et imprévoyants au possible ; il ne daignera recourir à aucune ruse pour cacher les objets volés, il ira même publier son délictueux acte avec un sans-gêne incroyable. M. Bail cite le cas d'un soldat d'artillerie allant chez un banquier toucher une fausse traite, pour laquelle il avait choisi comme signataires

tous les généraux qu'il avait connus dans l'armée et dont il avait écrit les noms au bas de sa pièce.

Il faut que le médecin soit averti de ces modifications de caractère pour se tenir en éveil : il faut qu'il sache qu'un contraste aussi frappant entre la conduite passée et présente d'un individu est une preuve d'une modification fâcheuse de son état mental. La mémoire est la première des facultés atteintes, parfois la seule, nous dit M. Bail. Après elle, le sens moral qui est considérablement affaibli (un paralytique se refusera à payer ses dettes), et la volonté.

L'apathie intellectuelle commence dès lors à se faire voir, les malades deviennent irrésolus, à peu près incapables de se déterminer à prendre un parti, ils se laissent absolument guider. C'est dans les cas d'insubordination cités plus haut, que le médecin est parfois consulté par l'autorité militaire. Ce changement à vue du caractère a paru bizarre à un supérieur, il a été sur le point de sévir, et a voulu avant de s'y décider demander conseil. Dans ces cas le devoir du médecin est bien simple, sa ligne de conduite toute tracée. Sans rien assurer, il peut toujours insinuer et avec raison que cette bizarrerie subite, cette modification dans la vie de l'accusé peut être le signe avant-coureur d'une maladie qui ôte toute irréponsabilité.

De cette façon le médecin arrivera à éviter à de simples malades des punitions sévères qui auraient pu lui être infligées pour desactes anormaux qu'il a accomplis manifestement, avec des apparences de raison, des semblants de préméditation, même avec des combinaisons ingénieu- Darricnrrère 7

ses,, tous actes dont il nîest pas responsable comme nous le verrons plus tard. Nous irons plus loin, le rôle du médecin devrait consister à avertir l'autorité supérieure de ce début de la maladie, alors- même qu'il n'a pas été consulté ; ili devrait prendre les- devants et. commencer ainsii tout de suite à prendre la défense de l'officier ou du soldat; dès- que les? symptômes- de la périodé prodroraique lui semblent biem accentués. Naturellement un tel parti ne1 doit être- pris qu'avec toutes lès garanties de tact eh de- certitude-désirables r"Ms elle incombe au médecin consciencieux. On ne pourra d'ailleurs pas lui faire reproche d'un pareil'* avertissement'; le secreti professionnel: nfexiste pas dans l'armée en pareille circonstance et' pour la» garantie du malade le médecin- militaire ainsi mis à. lfabrrde tout attaque par les réglemente auxquels il est soumis n'a qu'une chose à> mine : dénoncer sou malade- à* l'autorité supérieure et: le surveiller.

Nous- venons de dire le surveiller. Et cela- pour deux raisons : pour le défendre contre lui-même (dans un accès le malada peut, se détruire) et en même temps, point de vue enoore plusimporbant, pour détendre oontre ses atteintes louuson'régiment. Nous n'insisterons pas sur l'abus que peut faire en pareil cas un officier de son commandement de soupouvoir ; nous ne nous étendrons pas d'avanlagesur l'usage malencontreux que peut faire un soldat de ses armes, nous avons été à même de le constater personnellement un jour de garde à l'hôpital militaire du Gros- Caillou et il est facile à tous de supposer les inconvénients de pareils égarements dans une armée en temps de paix et en temps de guerre. L'intérêt général exige en pareil-

les circonstances, sinon qu'on entérine immédiatement le malade comme dans ;le cas de maladie avérée, du moins qu'on le mette dans l'impossibilité de nuire. Nous avons déjà l'ait entendre combien il était facile de se tromper sur le compte des actes d'un paralytique ou de tout autre aliéné, calme en ce moment il sera excité peut-être demain et dangereux.

S'endormir dans une fausse sécurité semble pour le moins une grave imprudence, nous dirons plus, une faute dont est responsable le médecin qui ayant soupçonné la maladie n'aura pas pris les mesures qu'exigeait l'intérêt général. Conclusion : il faut surveiller le malade, même l'empêcher de servir jusqu'à ce que la maladie se soit déclarée nette et incontestable, car alors la conduite est toute tracée, et le militaire entre dans la première catégorie. Il est d'usage dans l'armée dans ce cas de donner aux officiers proches de deur retraite des congés qui leur permettent d'arriver au terme de leur carrière d'une façon normale, et, l'heure de la retraite sonnée, ondes renvoie dans leur foyer avec leurs émoluments; d'autres sont mis en réforme, d'autres en non activité, et malheur à celui pour qui le médecin militaire > n'aura pas pu, avec toute sa bonne volonté et son intérêt pour la victime, .découvrir une cause physique au mal qui le tuera sans larder! Un jeune officier, un simple soldat, un sousofficier sont victimes d'un accident (chute de cheval, traumatisme crânien) d'une .insolation ; une paralysie générale se déclare; on. prouve que le traumatisme a-eu liou en .-service corn mandé, qu'il est la cause de l'affection. Ici

tout est au mieux et le malade est mis en réforme, renvoyé du régiment avec une gratification.

11 n'est pas donné à tout le monde d'être un foudre de génie, et si tel officier d'une arme savante (l'artillerie par exemple) ne succombe qu'après de brillantes découvertes, tel autre succombera ignoré, un surmené cérébral lui aussi est un surmené intellectuel, mais dont le maximum d'intelligence n'atteignait pas un niveau aussi élevé, qui, pour arriver seulement au grade dont il était honoré est pour en remplir dignement les fonctions faciles pour un autre, avait besoin d'un travail continu, d'une attention prolongée et soutenue de tous les instants, accompagnée du désir de mieux faire, et souvent des craintes terribles que peut faire naître chez ces sortes d'individus la peur de ne pas s'élever à la hauteur de leur rôle. C'est le métier militaire que l'on devrait, ce nous semble, rendre responsable de la cause de ces paralysies générales tout autant que de celles qui présentent un traumatisme à leur début. Les conséquences du service, ses exigences peuvent être la cause d'un traumatisme physique, pouvant produire à échéance plus ou moins longue une périencéphalite, elles peuvent également, comme nous le disions plus haut, occasionner, qu'on nous pardonne l'expression, un traumatisme cérébral moral et intellectuel qui n'attirera pas l'attention comme une chute, mais produira un effet déplorable. Mais, nous direz-vous, rien ne force un militaire à faire du surmenage moral ou intellectuel ; nous vous répondrons, rien ne le force davantage à se traumatiser, et s'il est vrai d'attribuer aux occupations du métier le trauma il l'est tout autant de le

rendre responsable d'un surmenage dont il est la cause.

Rien de plus juste, un pareil certificat d'origine est tout naturel ; mais nous ne pouvons cacher notre étonnement de voir attribuer une compensation simplement à ceux dont la maladie peut être rattachée à une cause physique. Peut-on oublier et par suite renvoyer non gratifiés des officiers (car c'est d'eux que nous plaidons ici la cause) qui ont mis leurs aptitudes intellectuelles, leur santé morale, toutes les dispositions de leur génie au service du pays et ont employé leurs loisirs à l'avancement de la science de la guerre, soit par des essais d'armes nouvelles, soit par des recherches scientifiques spéciales, fruits d'un consciencieux travail et des plus désintéressés? Nous irons même plus loin, l'officier (et à côté de lui, nous n'oublions pas son inférieur, sous-officier ou soldat) qui a rempli durant de longues années son devoir avec un scrupuleux dévouement, qui n'ayant pas qualité pour se distinguer par une manifestation intellectuelle quelconque, a toujours mis son bon vouloir et le produit de ses capacités au service de l'armée, apprenant son métier le plus minutieusement du monde, et fidèle observateur des règlements et de la loi; ce militaire modèle, l'abandonnerez-vous à son malheureux sort parce que devenu paralytique général il ne peut revendiquer comme cause morbide un coup de pied de cheval sur la tête ou un autre traumatisme agissant sur le cerveau?

Après ce court plaidoyer en faveur des périencéphalites relevant d'une cause étrangère au traumatisme ou à l'insolation, qu'on nous permette de manifester le regret de ne pouvoir surveiller un malade qui aurait besoin de

tant <de sollicitude. L'officier, le soldat renvoyé 6 la période prodromiquc 'Ou au début même d'une affection avérée et désormais indiscutable, va se retrouver dans la vie civile, un danger pour la société nouvelle à laquelle il va se trouver mêlé, ses actes vont être la cause d'un internement obligatoire peut-être, avant son internement il-va:peut-être devenir dangereux et causer des malheurs. Ne serait-41 pas plus facile de le surveiller jusqu'à l'éclosion de sa maladie et alors de réclamer son internement forcé, cette surveillance pouvant fort bien s'effectuer dans un hôpital jusqu'à déclaration des symptômes somatiques.

Nous nous résumons : 1° Un médecin militaire apprend d'un de ses supérieurs les faits et gestes duuleux d'un officier ou autre militaire. Il doit demander à voir le malade, l'autorisation officielle ne lui sera pas refusée il pourra voir ce dont il s'agit. 2° Un médecin s'aperçoit par lui-même ou indirectement des écarts d'un militaire. Après avoir examiné pour son compte personnel l'individu, s'il lui découvre la moindre trace de paralysie au début, il est de son devoir d'en avertir l'autorité et de solliciter d'elle l'autorisation de visiter le malade ; déjà à ce moment l'intéressé doit être mis hors le régiment, placé dans l'impossibilité de servir par son admission à l'hôpital, un congé, une mise en réforme, à la retraite, Aie. Nous avons assez dit les modifications qui seraient à souhaiter dans la distribution des pensions; nous en dirions presque autant de l'internement du paralytique général que nous voudrions voir enfermé dès la décla-

ration de son affection- naturellement avec Hautes lesgaranties de secours et- de. paiement que peut lui devoir l'armée dans le cas où. elle semblerait la. cause de son mal. Nous avons toujours été partisan de l'internement de tous les aliénés dangereux ou non, et cela parce que nous ne savons pas si les non dangereux d'aujourd'hui le seront toujours.

Dans les cas, rares à cause de la surveillance du soldat, où le médecin militaire serait appelé pour un crime ou tout autre acte contraire aux lois, il ne devrajamais oublier l'examen de l'accusé au point de vue mental, et ne pas oublier que trop souvent l'appréciation du médecin vient se heurter contredes préjugés insumontables. Le fait d'avoir prémédité un crime semble pour beaucoup de personnes, même les plus éclairées, écarter fatalement l'idée de folie. Rien n'est plus faux, et il suffit d'avoir réfléchi sur les actes qui constituent la folie elle-même pour voir que les conceptions délirantes impliquent un travail de l'esprit des plus actifs. Le médecin pourra souvent constater une paralysie des plus nettes, parfois une affection à la période prodromique, et en trouver la cause dans un traumatisme de telle sorte que l'accusé au lieu de sortir condamné sortira libre et parfois pensionné. Il est bien évident que ces cas sont fort rares, le soldat est trop surveillé pour se livrer, même le voulut-il, à de pareils méfaits, pourtant ils sont possibles et partant bons à signaler. Appelé à un tribunal devant lequel est traduit un paralytique général, le devoir et l'honneur du médecin militaire seront de résister aux préjugés qu'il aura à com-

balre et de lutter pour arracher aux conséquences d'un conseil de guerre un malheureux aliéné qu'un verdict injuste allait inévitablement frapper.

Henri JOUVE, Imprimeur d« U Faculté d« Médecine, 15 et 23, rae Racine, Paris.

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