‹ La paralysie générale dans l'ArméeChapitre 28 sur 29 · MESURES A PRENDRE CONTRE LE MILITAIRE ATTEINT DE PARALYSIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

MESURES A PRENDRE CONTRE LE MILITAIRE ATTEINT DE PARALYSIE GÉNÉRALE

Tout le monde connaît suffisamment les excès et la conduite déplorable des paralytiques généraux, les dangers qu'ils peuvent faire courir à la société en même temps qu'à eux-mêmes pour se rendre compte de l'importance capitale qu'il y a de ce chef à ce que le début de la maladie soit au moins deviné, sinon assuré et reconnu d'une façon certaine. Les excès du militaire, de l'officier surtout, ses infractions aux règlements, les irrégularités (vols ou autres méfaits) auxquels il ne manquera pas de se livrer dans le courant de sa maladie, les dangers qu'il peut faire courir aux hommes qui lui sont confiés en temps de guerre, l'usage que dans un accès il peut faire de ses armes soit contre lui-même, soit contre ses chefs ou ses subordonnés, sont bien des raisons suffisantes pour qu'on ne néglige pas de reconnaître, si possible, le plus tôt sa maladie ou les signes avant-coureurs de ce môme mal.

Ce que M. le professeur Bail nous dit à propos de l'aliéné devant la société, nous le dirons plus volontiers encore du militaire vis-à-vis de ceux qu'il approche plus spécialement, subalternes ou supérieurs. Tout comme l'aliéné civil, le militaire paralytique général est avant toute chose un péril public et en môme temps, nous le ré-

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