‹ La Paralysie Générale Dans l'AveyronChapitre 11 sur 22 · TR EN DEV NT SAUT SN · texte numérisé non relu

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‘ aucun enfant vivant (sa femme eut six fausses couches). Tou-

j'iuet Fatauef

jours par des lettres de sa femme, nous apprenons qu’il commence vers l'année 1882 à se livrer à toutes sortes d’excentricités. Il se moque de ses patrons, il gâte l'ouvrage qu'on lui donne à faire. Il accuse des idées de grandeur, son caractère

L 2 devient violent.

VA GR DE ed Là à AL Le

Un jour, sur la place publique de Millau, devant plusieurs personnes, il vole des peaux qui ne pouvaient lui être d'aucune utilité. Les circonstances dans lesquelles est commis ce vol dénotent l'irresponsabilité. Il est pourtant considéré comme un simulateur, et condamné à 2 mois de prison.

À son entrée à l'asile (Juin 1884) Le docteur Longeaud, médecin-directeur, le déclare atteint de paralysie générale, avec les symptômes suivants : embarras de la parole, frémissements musculaires de la face, pupilles punctiformes. Turbulence continuelle avec profusion de gestes, divagations absurdes, quelques idées de fortune, irritabilité excessive, mobihité d'humeur.

Octobre 1884. —— Très agilé, perd la mémoire ; ne sait plus

S'ilest marié, s'il a des enfants... parole de plus en plus embar-

rassée.… |

Janvier 1885. — Taches apoplectiques sur la sclérotique (attaque probable la veille).

Février. — Tombe dans la stupeur, ne mange presque pas. Ne parle plus.

Juillet. — Incontinence d'urine.

Décembre. — Ne semble pas comprendre les paroles qui

lui sont adressées. Bouffissure de la face.

Février 1886. — Incontinence de jour et de nuit, prolapsus du rectum.

Avril. —- Congeslionné, gàteux. Intelligence très obscurcie, reste immobile où on le place.

Décédé en octobre 1887 des suites d’une congestion pulmonaire.

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