FIAT A
SUR ñ
NON rale progressive. « La paralysie générale, dit Fournier, est une émanation de la syphilis ».
Dans la plupart des statistiques, en effet, on trouve une proportion considérable de paralytiques généraux syphilitiques ; la paralysie générale conjugale ne peut s'expliquer que par son étiologie syphilitique.
Enfin, un argument qui paraît probant, toutes les tentatives faites pour inoculer la syphilis aux paralytiques généraux ont échoué.
De l’autre côté (MM. Joffroy, Neilhon, Mairet, etc.), la syphilis est considérée comme une affection totalement distincte, son rôle étiologique est nul dans la paralysie générale. Voyez les Arabes, chez eux la syphilis est commune, la paralysie générale, rare ; en Bosnie, en Herzégovine, au Japon, en Abyssinie, en Cochinchine... la même constatation peut être faite (M. Joffroy). Les lésions syphilitiques tertiaires sont très rares chez les paralytiques généraux, lorsque par hasard elles apparaissent, le traitement antisyphilitique peut en avoir facilement raison : alors que l'échec est complet avec la paralysie générale. Dupré cite même quelques observations de paralytiques généraux devenus syphilitiques.
Alors fut émise la théorie qui fait de la paralysie générale une affection para-syphilitique : elle serait de la même famille que la syphilis, toutes deux sont unies par des liens étroits de parenté (Westphal, Strumpel, Môbius, Oppenheim, Raymond). Mais la paralysie générale serait produite par des toxines spéciales d'origine syphilitique, agissant longtemps après l’inoculation, autres que celles produisant les accidents ordinaires ; et contre ces toxines le traitement antisyphilitique resterait sans effet.
D'autres auteurs prétendent que la paralysie générale ne se-. rait pas une entité nettement définie ; d’après eux on confondrait sous ce nom deux affections distinctes : l’une la paralysie
CASA DREES générale vraie, ne relevant jamais de la syphilis ; l'autre, paralysie générale syphilitique, à laquelle on a eu tort de donner le même nom qu'à la précédente, mais qui n'aurait avec elle que ce seul lien de parenté. |
C'est l'opinion soutenue en 1898 par MM. Mairet et Vires dans leur ouvrage De la paralysie générale progressive (1).
Mais entre toutes ces manières d'envisager l’éiologie de Ja paralysie générale qui, somme toute, se réduisent à la queslion de savoir si la syphilis est nécessaire pour que la paralysie générale se-produise, ou si l’action de la syphilis est nulle, vient se placer une autre école, celle de MM. Magnon CESÉTIEUX:
Avec eux, nous pensons qu'il n'existe pas de cause unique, spécifique, car la démonstration certaine de l’origine exclusivement syphilitique ne peut être donnée actuellement. Des facteurs multiples ayant chacun leur importance entrent en jeu ; leur valeur à chacun est difficile à évaluer actuellement, mais tous semblent avoir leur importance. Ce qui augmente la difficulté de leur évaluation c'est qu'ils se montrent rarement seuls, et qu'ils semblent, au contraire, se prêter un mutuel appui.
Il semble impossible, du moins actuellement, de donner une formule étiologique commune à tous les paralytiques généraux, c'est pourquoi certains aliénistes avec MM. Mairet et Vires reconnaissent plusieurs sortes de paralysies générales différenciées selon leur étiologie (2), telles que :
La paralysie générale syphilitique ;
La paralysie générale alcoolique ;
La paralysie générale arthritique ;
(1) Paris, Masson, 1898. SR.
(2) MM. Mairet et Vires.— De la paralysie générale. Masson, 1898.
Leds ‘à M RASE La paralysie générale sénile.
Peut-être serait-il plus facile de considérer la paralysie générale comme une seule affection, formant une enüté clinique à étiologie complexe : jusqu'à ce qu'il soit possible de tracer histologiquement les caractères différentiels des méningo-encéphalites chroniques, suivant la nature de leurs facteurs étiologiques. ; Des incertitudes actuelles de la question étiologique de la paralysie générale progressive, résulte l'importance de nou- -velles études cliniques. , Les statistiques, comme le dit Fournier, peuvent être bonnes, quand elles sont consciencieuses, c’est la seule qualité de celle que nous essayons de présenter 1c1.
re
[Ver
à, Le Mel has Chase ai nt :
Pne 4 EE